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 would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal

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MessageSujet: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Sam 18 Nov - 11:29






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 29 octobre
Matin, après-midi, soir : début d'après-midi
Météo (approximative) : Ciel gris, temps froid
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé
Le maître du jeu peut débarquer à l'improviste : [x] oui [] non (s'il veut faire de la paperasse s'entend)
Commentaire : Détective un peu trop privé, un peu trop curieux





A présent, il y avait ces dossiers, qu’Amy ne prenait plus la peine de ranger dans un tiroir, comme s’il s’agissait d’un sujet honteux. Non, c’était un fait qui terrorisait toute la petite ville de Hawkins, un sujet qui l’empêchait de dormir le soir. Un sujet qui la poursuivait dans ces moments d’accalmie, qui la poursuivait quand elle composait un numéro de téléphone connu, quand elle prenait une inspiration, qu’elle observait les élèves se rendre dans leurs salles de classe. Ce sentiment, de constater qu’il n’en manquait pas (pas plus que ceux qui étaient déjà portés disparus. Non. Les dossiers étaient là, les noms tapés à la machine à écrire. Byers, Holland, Keynes. Et cet espace imaginaire, de ceux qui viendraient. Elle s’était tenue au courant de ces pratiques, quand elle était à Washington. Des vagues de kidnappings, aussi rapprochées continuaient, ou s’arrêtaient brusquement. Mais il était important pour elle de retrouver – au moins – les corps.

C’était étrange, elle n’était pas la seule à ce dire qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, une fausse note dans l’air, comme si celui-ci était vicié de ces secrets et de ces choses qui ne s’expliquaient pas. Andrew, son mari, était lui-même tendu et il s’échappait plus que de raison dans les bois, alors que tous savaient pertinemment qu’il n’y avait plus rien de sécurisant, dans le fait de se déplacer seul. Même si l’on était un adulte. Cela clochait, c’était un sentiment qu’elle avait, alors que des figures toutes plus austères les unes que les autres (bien que faussement sympathiques) défilaient dans son bureau. Des enquêteurs, la CIA, des reporters… un détective privé. Amy avait cet instinct, de ne pas leur faire confiance. C’était viscéral et elle restait prudent. Méfiante.

Elle le cachait, bien entendu. Ici, dans les murs de l’école, elle restait la principale Mannings, répondait aux questions, en éludait certaines par des réponses floues. Je ne comprends pas ce que vous insinuez. Je n’ai pas de réponse à vous apporter. Car elle n’en avait pas. C’était un flou total, dans lequel tous se noyaient. Le dernier en date, qui se tenait devant elle et qu’elle s’efforçait de ne pas toiser trop fort (soit, elle avait la réputation d’être une femme un peu froide sur son lieu de travail, elle s’en servait avec brio dans cette situation) était ce détective Astings. Elle s’était vite rassise après la poignée de mains échangées. Elle croisait les doigts, les avant-bras posés sur son bureau. Elle se moquait que les dossiers étaient en évidence. Elle n’avait rien à cacher, vraiment. « En quoi puis-je vous aider, monsieur Astings ? » Ce n’était que de la politesse de façade. Cet homme, à ses yeux, ne jouissait pas du même cachet que les autres agents des forces de l’ordre qu’elle avait déjà rencontré. Restait à elle de vérifier ce pour quoi il était là, bien qu’elle en avait une malheureuse idée.


Dernière édition par Amy Mannings le Sam 20 Jan - 10:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Dim 19 Nov - 17:13


Amy & SolalThe rules.
Plus personne n’était véritablement en sécurité à Hawkins. Les habitants l’ignoraient mais ils vivaient avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. A tout instant, un danger mortel pouvait surgir et les happer. Le pire, c’est qu’ils l’ignoraient tous. Ils croyaient naïvement qu’un verrou sur leur porte ou une batte de baseball sous leur lit leur permettrait de s’en tirer. Sauf que c’était faux. Et ça, Solal le savait. Il faisait partie de la CIA, il avait involontairement participé à ce magnifique fiasco. La créature qui rôdait dans Hawkins était une conséquence des folies des scientifiques de la CIA. Tout était de leur faute.

Il y avait eu Will. Un gamin innocent, emporté par la créature. Et puis, plus récemment, il y avait cette sombre histoire. Barbara Holland. Une adolescente réservée, calme et sans histoire. Le genre de fille qui traverserait l’épopée du lycée en ne gardant qu’un souvenir fade de cette époque. Cette demoiselle avait été portée disparue, à son tour. Le shérif et sa bande avaient conclus à une fugue. Solal peinait à le croire. Il avait en sa possession des informations que les policiers n’avaient pas. Autrement dit, il en savait davantage. C’est donc pour cette raison, pour enquêter sur la fameuse Barbara, que l’agent s’était rendu jusqu’au lycée.

C’était donc dans le bureau de la principale que l’agent de la CIA avait atterri. Une femme qui paraissait savoir ce qu’elle voulait dans la vie et qui n’avait franchement pas l’air fan de sa présence en ces lieux. Solal s’en fichait éperdument. Tout ce qui comptait pour lui, c’est qu’elle ne fasse pas obstruction à son enquête. La principale croisa les doigts, les bras posés sur ses dossiers ouverts sans chercher à cacher l’identité des élèves concernés. Cherchait-elle, elle aussi, des réponses ? « Pour tout vous dire, j’ai été engagé par les parents d’une de vos élèves. Barbara Holland. Ceux-ci m’ont demandé d’enquêter sur sa fugue présumée. Et puisqu’elle passait la majeure partie de son temps soit ici soit chez elle, il m’a paru logique de venir enquêter sur place ».

L’agent de la CIA s’inventait un prétexte. Les parents de Barbara ne l’avaient pas engagé mais qu’importe, la principale ne pourrait pas vérifier ça dans la seconde et si par malheur pour elle, elle s’entêtait à vérifier, la CIA s’occuperait de son cas. Solal sortit une plaque de détective privé, une magnifique contrefaçon que son agence lui avait gracieusement offerte. « Puis-je vous poser quelques questions à propos de Barbara ? Parfois, la vision d’un parent ou d’un ami peut être faussée et un jugement extérieur, plus objectif, peut s’avérer intéressant ».

Solal extirpa un bloc-notes de la poche de son manteau et attrapa un stylo qui trainait dans l’autre poche. Il entreprit alors de gribouiller quelques mots puis entama son interrogatoire improvisé : « Décririez-vous Barbara Holland comme une jeune fille spontanée ? Une personne capable de quitter le cocon familial du jour au lendemain ? ». Son regard se redressa vers la principale, étudiant le visage de celle-ci. Solal se foutait éperdument de ses réponses, ces questions-là n’étaient que factices et destinées à faire croire à une véritable enquête. Le véritable Graal surviendrait plus tard.
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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Dim 19 Nov - 18:19


Le détective en face d’Amy était austère et elle avait du mal à croire que les Holland aient confié leurs inquiétudes à un tel personnage. Mais elle n’irait pas remettre en question leur choix, bien qu’elle irait leur en toucher un mot, la prochaine fois qu’elle les voyait. Soit. Elle ne cacha pas sa surprise, quand il annonça la raison de sa visite, ses sourcils se haussant légèrement, bien qu’elle ne perdit rien de sa superbe. Elle était ici dans son bureau, dans son lycée. Rien n’était une menace pour elle, elle décidait de le voir ainsi. Après un bref coup d’œil au badge qui fut sorti, elle l’écouta patiemment. De manière évidente, Astings aimait prendre le monopole de la parole et elle se demanda pourquoi il n’avait pas fini dans les forces de l’ordre, plutôt qu’en tant que détective sur le côté. Mais ce n’était qu’une question qui lui effleura l’esprit, alors que sa réflexion se portait sur un sujet beaucoup plus important : les disparitions. Ou dans ce cas, celle de Barbara.

« Puis-je vous poser quelques questions à propos de Barbara ? » Un évènement tragique, vraiment. Bien qu’elle ne se permettrait pas de s’exprimer ainsi. Les forces de l’ordre – entendez par là des figures qui n’étaient pas Hopper – avaient affirmés que l’adolescente s’était enfuie de chez elle. Il y eut d’autres questions de la part du détective privé et finalement, Amy se redressa un peu plus, ne jetant qu’un bref coup d’œil au dossier fermé de Barbara Holland, avant de répondre. Elle n’avait pas besoin de s’y intéresser, puisqu’elle l’avait relu quelques heures auparavant, et que pour son plus grand déplaisir, celui-ci était vide d’élément probant. « Si vous me posez la question de savoir si Miss Holland est capable de faire une fugue, ma réponse est non. » C’était directe. Elle doutait que ça soit ce qu’il voulait entendre, mais puisque ce Astings allait droit au but, elle aussi jouerait de cette manière. « D’autant plus dans un contexte aussi délicat que celui que nous connaissons avec la disparition du jeune Byers. » Beaucoup étaient à cran, et elle ne doutait pas une seule seconde que les parents Holland étaient tout aussi avenant envers leur fille.

Amy passa une main sur son cou, effleurant le pendentif qui surplombait son col roulé, faisant mine de réfléchir. « C’est une fille timide et elle ne possède pas les traits de caractère d’une fugueuse. » Ca, elle en avait vu quelques-uns…. Et même ceux-ci se tenaient à carreaux ces jours-ci. Mais les évènements ne manquaient pas d’attirer leur lot de curieux et de figures plus particulières les unes que les autres. « J’aurais une question moi aussi. Vous dites que des jugements sont faussés parmi les proches de miss Holland. Pourrais-je en savoir plus ? Et puisque vous n’êtes pas de la police, il n’y a rien de réellement confidentiel, non ? » Elle lui offrit un sourire on ne peut plus poli. Après tout, ils tentaient tous les deux de percer un mystère...
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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Mer 22 Nov - 21:35


Amy & SolalThe rules.
Hawkins tremblait. Depuis ces récentes disparitions, le climat en ville avait énormément changé. La petite ville tranquille, chaleureuse et paisible était soudainement devenue un no man’s land. Plus personne ne se sentait complètement en sécurité. Les parents surveillaient de près leurs enfants et même les adultes sortaient moins souvent de chez eux. Et tout ce petit monde ignorait le plus beau. Ils ne savaient pas qu’ils étaient susceptibles de se faire capturer même à l’intérieur des murs protecteurs de leur demeure. Solal avait plusieurs missions à remplir. La principale, pour la CIA, étant de récolter un maximum d’informations et d’agir en conséquence.

La principale qui se tenait en face de lui, n’était qu’une habitante parmi tant d’autres. Une habitante qui ignorait tout de la situation et qui se retrouvait, bien malgré elle, plongée au cœur même du problème. Dirigeante des écoles, elle comptait donc plusieurs disparus parmi ses élèves. Solal se doutait que la situation devait être délicate. La femme mit les pieds dans le plat en lançant d’emblée que le caractère de Barbara ne correspondait pas à celui d’une fugueuse. Elle alla même jusqu’à citer l’affaire Will Byers. Solal releva les yeux vers elle et arqua un sourcil mais ne répliqua rien dans un premier temps.

Faisant preuve d’une témérité que Solal ne lui soupçonnait pas, la principale s’autorisa une question à l’agent. Celui-ci voyait bien son manège, elle tentait de tirer des ficelles pour voir quel mécanisme se mettrait en place. Le faux détective privé devait lui reconnaître un bel effort. Malheureusement, l’agent de la CIA ne pouvait pas se permettre de laisser une citoyenne mener son enquête et encore moins fourrer son nez dans les affaires de l’agence. C’était mauvais. Très mauvais. Et cela, pour tout le monde. « A partir du moment où, comme vous le savez parfaitement, les victimes sont mineures ... tout est confidentiel, vous savez ». Solal répondit à son sourire par un bref sourire éphémère. Il sentait bien que la femme ne lâcherait pas le morceau si facilement. « Cela étant ... si vous voulez vraiment connaître mon avis, je vais vous le donner. Il se trouve que beaucoup de proches notamment les parents ou les amis ont parfois du mal à déceler les signes d’alerte chez des jeunes ».

Solal ainsi que la CIA, avaient tout intérêt à ce que ces disparitions soient élucidées. D’une manière ou d’une autre. Et le faux détective avait sa petite idée pour celle-ci. « Vous l’aurez compris, je ne suis pas là par hasard. Et puisque vous me paraissez franche et directe, je vais me permettre de l’être. Serait-il possible que Barbara Holland ait été victime de harcèlement scolaire ? ». Son regard se planta dans celui de la principale. Le combat allait débuter. Désormais, il n’était plus seulement question de la disparition de l’adolescente mais aussi de son établissement. Etablissement dont elle avait la responsabilité. Solal venait d’envoyer le premier coup. Au suivant ...
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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Jeu 23 Nov - 9:59


C’était une figure bien sombre qu’était Astings. Il dérangeait Amy, bien qu’elle ne le montrait nullement par sa gestuelle, mais seulement cette légère pointe distante qui tournoyait dans le vert hazel. Cela tendrait au changement, cependant la principale se contrôlait. Pour elle, l’agacement était un signe de faiblesse et elle ne faiblirait pas devant ce détective privé. Il faisait pâle figure et elle se demandait s’il gagnait bien sa vie, s’il apportait les réponses que ses clients attendaient. A n’en pas douter, il était bien nourri, cet ancien militaire (oh, s’il-vous-plait, elle avait passé les 20 dernières années de sa vie entourée de ceux-ci, les combattants pour l’Amérique, elle les reconnaissait au moins par la démarche). Mais la manière dont il s’avançait laissait grandement à désirer, s’il cherchait à s’attirer la sympathie d’Amy. Vraisemblablement, il était encore étranger aux codes qui se dictaient dans des petites villes comme Hawkins. « A partir du moment où, comme vous le savez parfaitement, les victimes sont mineures ... tout est confidentiel, vous savez… » Elle pencha la tête sur le côté et son froncement de sourcil pouvait être interprété comme de l’inquiétude. « Je ne savais pas que miss Holland est considérée comme une victime. » Elle retint le n’est-ce pas une fugue dont il est question ?, gardant ce trait de pensée pour elle-même. Si même un enquêteur ne le pensait pas, alors qu’en était-il ?

Ses doutes ne furent que confirmer quand le détective privé s’avança encore. « …ont parfois du mal à déceler les signes d’alerte chez des jeunes » Elle décroisa les mains, Amy et prit une inspiration légère. Elle se saisit d’un stylo bille qui n’était jamais loin et d’un carré de papier vierge, marquant les mots de Astings. Cela donnait au moins l’impression qu’elle prenait en considération l’opinion de l’homme en face d’elle. « Serait-il possible que Barbara Holland ait été victime de harcèlement scolaire ? » A défaut de pouvoir montrer un quelconque signe d’énervement, se fut ses orteils qu’elle serra, bien à l’abri dans ses chaussures de dame. Amy savait pertinemment qu’elle ne devait pas s’emporter sur un sujet tel que celui-ci. Celui qu’elle avait en face d’elle ignorait tout de ce lycée. Lycée qu’elle dirigeait depuis trois ans du mieux qu’elle le pouvait. Elle ne devait pas répondre à la provocation évident – tout de moins, elle le percevait de cette manière- qui venait d’être faite. Mais puisqu’il ignorait comment les choses se déroulaient ici, il ignorait tout du comportement à adopter face à la principale.

D’un mouvement fluide, Amy se leva. Il n’y avait rien d’agressif, elle se tenait droite, mais elle n’était pas rigide dans sa gestuelle. Elle contourna son bureau, longea l’une des deux bibliothèques qui se trouvait là. « Ce n’est pas possible, monsieur Astings. Holland ne fait certes pas partie du cercle populaire, mais celui-ci ne représente qu’un faible pourcentage parmi les élèves. » Elle s’empara d’un livre peu épais, mais les rapports de colloque sont toujours brefs… « Et avant que vous me demandiez de repenser mon jugement, sachez que ces signes d’alertes dont vous faites mention, tous nos professeurs sont formés à les repérer. Mais ici, à Hawkins, il n’y a rien qui ne puisse être régler par un coup de fil aux parents. » Elle se rendit jusque la porte de son bureau, qu’elle ouvrit. « Ingrid, pouvez-vous me photocopier le troisième article, s’il-vous-plait ? » La porte se referma aussitôt qu’elle fut déchargée de l’ouvrage.

Amy retourna s’installer, toujours avec cette démarche fluide, l’aisance d’être dans son milieu. « Maintenant, je vais vous demander de m’éclairer sur un point, et ne me parlez pas d’enquête, car vous n’êtes pas un policier. » Il n’en maitrisait à peine le vocabulaire, bien qu’elle ne le réprimanderait pas verbalement sur ce sujet. « Votre approche semble privilégier celle de la fugue, tout comme ce qui a été conclu par les forces de l’ordre. » Qui ne portaient pas le nom de Hopper, mais ça aussi, elle le tairait. « Un détective privé est, normalement, engagé pour réfuter ces conclusions, non les corroborer. » Ses mains se posèrent à plat sur son bureau, et son regard ne quitta pas Astings. « Que cherchez-vous à m’entendre dire exactement ? Car si nous restons sur nos positions, vous risquez d’être sur cette chaise pour un très long moment. »
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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Mar 28 Nov - 23:37


Amy & SolalThe rules.
Elle restait impassible. Son attitude se voulait solennelle, calculée, maîtrisée. Solal commençait à comprendre que la principale ne lâcherait pas les infos aussi facilement. Dommage, ça aurait sûrement été nettement plus simple. Malheureusement, il devrait creuser. La femme pencha la tête sur le côté, adoptant une mine présument inquiète. Solal avait qualifié Barbara Holland de victime et elle le souligna volontairement. Cela aurait pu faire naître un sourire sur les lèvres de l’homme mais il maîtrisa ses muscles faciaux. La principale plongeait à pieds joints, elle fonçait vers le piège qu’il venait de lui tendre.

Sans plus attendre, Solal enchaîna, amenant la possibilité d’un harcèlement scolaire sur le tapis. BOUM. Le piège venait de se refermer. Voilà de quoi était victime Barbara Holland, victime des autres. Victime de tous ces jeunes que la principale Mannings était censé maîtriser. Le regard de l’agent de la CIA se posa sur la femme qui venait de se lever et de contourner son bureau. Elle lui asséna une réponse hypocrite. Une réponse qui puait le politiquement correct. Solal secoua la tête lentement de gauche à droite. « Impossible ». Il avait bien souligné le mot. La principale s’avançait énormément en prétendant ce genre d’inepties. Elle lui asséna ensuite une phrase qui le fit sourire, Solal ne chercha même pas à dissimuler son amusement.

« Evidemment, ici à Hawkins, le harcèlement scolaire est une fable et les adolescents sont incapables de dissimuler leurs émotions. Cela va de soi ». Une pointe de sarcasme ? Solal n’en était même pas encore arrivé aux sujets fâcheux mais la langue de bois dont faisait preuve la principale le mettait de mauvaise humeur. Après avoir demandé à faire imprimer un ouvrage, elle revint s’asseoir à sa place initiale et tenta une nouvelle approche. Cette femme cherchait définitivement à savoir qui pissait le plus loin. Manque de chance pour elle, Solal était doué à ce jeu-là.

« Vous souhaitez donc m’apprendre mon métier ? ». Il arqua un sourcil et esquissa un sourire espiègle. La principale parlait beaucoup et avec beaucoup d’assurance. Beaucoup trop pour quelqu’un qui en savait si peu. Enfin, elle lui posa une question intéressante. Solal s’avança sur son siège et soutint le regard de son interlocutrice. « La vérité ». C’était aussi simple que cela. « Depuis que je suis entré dans ce bureau, vous avez élégamment exercé votre travail de politicienne ... excusez-moi, de principale ». Il marqua une pause et lui adressa un sourire faussement confus. « Mais nous ne sommes pas là pour nous bercer de l’illusion qu’aucun adolescent ne peut subir les foudres de ses camarades. Nous sommes là pour obtenir des pistes sur Barbara Holland et pour découvrir la vérité ». Solal marqua une nouvelle pause. « Si vous ne souhaitez pas m’aider un tant soit peu dans ma recherche ... je ne peux vous y forcer. Mais sachez que s’il ne s’agit pas d’une fugue, chaque heure, chaque minute peut être vitale ». Solal se réinstalla dans le fond de son siège.

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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Dim 3 Déc - 13:58


Intervention spéciale


Pour ce troisième jour de l'avent, voici une petite intervention du maître du jeu : Les lumières du bureau se mettent à grésiller, le téléphone à sonner. Si Amy choisi de répondre au téléphone, elle n'entendra qu'un souffle étrange. Peut-être même que, très indistinctement, elle pensera entendre la voix d'une jeune fille qui demande de l'aide, à bout de forces. Puis, les souffles disparaissent et un nouveau bruit se fait entendre, comme des crépitements étranges. Tout à coup, une petite décharge d’électricité percute l'oreille d'Amy. Le téléphone n'a plus aucune tonalité et il semble même brûlé par endroits. Les lumières se sont arrêtées de grésiller au même moment.




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MessageSujet: Re: would we play by the rules, I would crush you ▬ Solal    Jeu 7 Déc - 12:56


Ils perdaient le sujet de vue, en s’écartant ainsi sur le sujet du harcèlement scolaire. Amy savait choisir ses batailles et surtout, elle reconnaissait une tête trop dure pour y faire pénétrer n’importe quoi. Ce genre d’idée, qu’il y avait des niches propices au harcèlement, étaient révolutionnaires. La principale était bien renseignée, puisqu’elle suivait régulièrement les publications qui se faisaient sur le domaine de l’enseignement, et qu’elle se rendait, deux-trois fois l’an à des colloques. Elle était déjà perçue comme quelqu’un en marge, avançant ses idées modernes qui ne plaisaient pas à tous. Alors qu’un détective privé vienne lui faire la leçon à ce sujet, elle n’hésiterait pas à le remettre en place, aussi poliment que possible. Il y eut une raillerie de plus de la part de Astings, Amy ne souleva même pas un sourcil peu étonnée. Elle ne voulait pas agacer un peu plus l’homme qui se trouvait en face d’elle. Comme elle l’avait pensé, elle préférait se concentrer sur ce qui était le plus important. D’autant plus qu’interroger le blond sur son passé n’était vraiment pas ce qui l’intéressait. Vous étiez le harcelé, ou le harceleur, Mr. Astings ? Non, vraiment…

« Vous souhaitez donc m’apprendre mon métier ? » Peut-être que ce fut ce faux air intelligent, qui fit qu’elle répondit du tac-au-tac, la principale. « Puisque vous souhaitez m’apprendre le mien, je ne vois pas pourquoi je ne retournerai pas l’intention. » Rien ne changea sur son visage, rien ne cilla, alors que la réplique était tombée, tranchante et presque froide. Elle ne lui offrit aucun sourire, car elle était déjà lasse de cet échange qui n’amenait à rien. Amy se passait fortement bien de prouver celui qui s’y connaissait le mieux dans le domaine de l’autre, car elle n’avait que faire de l’opinion du détective privé. Néanmoins il était dans son bureau, elle ne pouvait donc pas se permettre de l’ignorer. L’invitation fut faite, pour arrêter de tourner autour du pot, et ce fut avec une pointe d’affliction qu’elle constata que Astings n’était pas prêt à en faire de même. « Mais sachez que s’il ne s’agit pas d’une fugue, chaque heure, chaque minute peut être vitale. » Elle allait répondre, honnêtement, elle aurait même haussé un peu la voix. Pendant ces quelques secondes où elle pinça les lèvres, gardant le silence pour agencer au mieux sa réponse, elle fut néanmoins interrompue.

Les lumières clignotèrent, les néons bourdonnèrent. Amy leva les yeux vers ceux-ci, avant que le téléphone ne sonne. Ce fut la déconcentration provoquée par les lampes, qui fit qu’elle décrocha plus par réflexe, s’excusant rapidement auprès du détective. « Allo ? » Son regard glissa sur un point invisible, pour mieux se concentrer sur ce qu’elle entendait : un souffle, un cri au loin. Elle le sentit, la naissance du frisson, un peu plus bas que sa nuque, pour descendre dans toutes ses vertèbres. C’était une sensation qui ne lui plaisait pas, et cela s’arrêta brusquement, quand la décharge lui piqua l’oreille. Brusquement, elle recula le combiné de téléphone de son visage, la sensation brulante dans la paume de sa main, alors que l’odeur de fumée provenait de l’appareil en lui-même. Elle fronça les sourcils, pour regarder à nouveau le détective privé. « Désolée, il semble y avoir ce genre d’interférence depuis plusieurs jours maintenant. » Mais c’était la première fois que ça lui arrivait personnellement. Elle comprenait maintenant la méfiance de certain…

Amy se leva de son siège, s’excusant à nouveau auprès de son visiteur. Elle retourna voir Ingrid, pour lui demander de rappeler le numéro. Sans qu’elle ne s’attende à un résultat (ou à un autre téléphone grillé) avant qu’elle ne ferme la porte et se réinstalle devant Astings. « Donc… » Elle se gratta la gorge, pour retrouver son trait de penser, loin était le venin qu’elle aurait voulu lui adresser. « A quoi penseriez-vous ? Un enlèvement ? »

Spoiler:
 
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