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À savoir

► Nous sommes actuellement en avril 1985.
► Les lieux de la ville ont été réorganisés pour faciliter le jeu.



 

Pour les dates de rp, nous suivons la chronologie IRL, excepté le fait que tout se passe en 1985.
Cependant, merci de respecter la chronologie du forum pour les événements importants.

On a besoin de membres de la CIA ou du laboratoire
pour équilibrer nos groupes sur le forum

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 Friends don't lie, isn't it ?

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MessageSujet: Friends don't lie, isn't it ?   Dim 17 Déc - 13:47






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Type du sujet : [] Flash-Back [X] Présent
Date du rp : 15 Décembre 1984
Matin, après-midi, soir : Midi
Météo (approximative) : Il fait très froid, mais le ciel est bleu et le soleil réchauffe un peu. L’ambiance de noël se fait doucement sentir.
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [X] en cours [] terminé
Le maître du jeu peut débarquer à l'improviste : [X] oui [] non
Commentaire :






« Tut ! Tut ! Tut ! Tut ! Tut ! »
**BLAM**

Vendredi, cinq heures du matin à la ferme Fitzgerald, comme peut en témoigner le radio-réveil cabossé qui avait une fois de plus fini sur la moquette, Jason se réveillait de mauvais poil. C’était le cas presque tous les matins, sauf en week-end. La semaine, c’était la promesse d’interminables journées de cours avec des profs barbants et des élèves pas franchement cools, pour la plupart. Mais il n’était même pas encore l’heure d’aller en cours, l’adolescent avait beaucoup à faire à la ferme avant ça. Il commença donc par enfiler une vieille salopette et une chemise tout aussi usée, et fila au rez-de-chaussée. Un café chaud l’attendait dans la cuisine, et le temps de se faire un sandwich beurre de cacahuète-marmelade, d’enfiler un manteau épais et des bottes, Jason était déjà dehors. Le froid de la nuit d’hiver le fit frissonner, il avait beau se lever aux aurores tous les matins, il ne s’y faisait pas. Il se pressa en direction de l’étable, où il ferait un peu meilleur, tout en avalant son petit-déjeuner. Là-bas, il retrouva les chiens de la famille, tout heureux de le voir, et prêt à courir après les vaches réticentes pour les guider vers la salle de traite. C’est bête, un chien.

D’abord, vérifier les enclos pour voir si des veaux ne sont pas nés pendant la nuit, il en trouva deux, qui paraissaient en bonne santé. Après avoir vérifié que tout allait bien et noté le sexe, le numéro de la mère et ses quelques observations sur un registre, il se rendit à la salle de traite. Son père était déjà là, depuis au moins quatre heures du matin il nettoyait les cuves, les trayeuses, et tout ce qui allait leur servir. C’était tous les jours la même routine, une fois que tout était prêt, Jason, aidé de deux de ses chiens, faisait venir les bêtes jusqu'à la salle. Deux heures et environs deux-cent vaches plus tard, il s’occupait de mettre les veaux nouveaux-nés à l’écart, les nourrissaient avec le colostrum prélevé de leurs mères respectives et les nettoyait un peu. Finalement, il était temps de se préparer pour l’école. Jason retourna à la maison pour prendre une bonne douche, histoire de ne pas sentir le fumier à cent mètres, il ne manquerait plus que ça. Il se mit des vêtements plus présentables, un jean noir qui le mettait assez bien en valeur et une veste en cuir décorée de quelques pin’s. Faute d’être à la pointe de la mode, au moins il n’avait pas à se cacher.

Même s’il ne s’appelait pas Steve Harrington, Jason passa quand même un certain temps devant le miroir, à peaufiner sa coiffure. Il lui fallut un temps infini pour réussir à se donner un air cool, mais décontracté, c’était tout un art, si si. Finalement, il s’occupa de faire son sac et de préparer son déjeuner, et, un peu tard, il monta dans l’ancien pick-up de son père et prit la route du lycée. C’est une fois garé que la déprime commençait vraiment à le prendre, quand il regardait les autres jeunes se rendre dans les différents bâtiments, discutant en groupe ou seuls. Ça ne lui semblait pas si différent des vaches qu’on menait à la salle de traite, ou à l’abattoir, au final. Soupirant, alors qu’il entendait la sonnerie annonçant le début des cours, Jason sortit du véhicule et suivit le même chemin que tous les autres. La matinée s’étira, interminable, mais l’adolescent ne fit pas de vagues. Pour tout dire, c’était la fin de la semaine, et il avait plus envie de dormir qu’autre chose. Finalement, la sonnerie annonçant la pause déjeuner sonna, avant de se trouver un coin pour manger, Jason retourna à son casier pour poser ses livres et prendre son repas. C’est en refermant son casier que son attention fut attirée par une très longue chevelure rousse à quelques mètres de lui.

« Oh, Eva ! Ça va ? »

Eva Ivanova, difficile de la rater dans les couloirs avec ses cheveux flamboyant, son sourire et son regard perçant. Jason ne la connaissait pas tant que ça, mais elle lui avait toujours laissé une bonne impression les quelques fois où ils s’étaient parlés. Elle avait un an de plus que lui, et était dans la même classe que sa sœur Kate. Par contre, ce qui avait conduit une Russe au caractère bien trempé dans une petite ville perdue comme Hawkins restait un mystère pour lui. Elle n’était pas la seule étrangère ici, mais c’était toujours surprenant. Habitués à voir toujours les mêmes têtes années après années, les jeunes d’Hawkins trouvaient à chaque nouveau venu une aura de mystère tenace. Enfin bon, Jason ne lui avait jamais posé de questions sur son passé malgré sa curiosité naturelle, ils ne se connaissaient pas assez pour ça, et il trouvait que ça ne le concernait pas de toute façon. Sûrement un choix saugrenu de ses parents, allez savoir. Le jeune homme se passa une main devant la bouche en baillant largement, décidément il aurait dû se faire un café plus fort, ou alors c’était la faute du prof d’histoire.

« Vivement la fin des cours, hein ? »

Bien sûr, une fois rentré, de nouvelles tâches l’attendaient à la ferme, mais c’était différent, là-bas il n’avait pas l’impression de perdre son temps. Et puis c’était plus gratifiant. Ici, quoiqu’il fasse, ça revenait toujours au même, il ne s’en sortait pas. Ce n’était pas pour rien qu’il avait fini par abandonner l’idée de pouvoir apprendre quoi que ce soit d’utile à l’école. Est-ce que c’était de sa faute ? C’était ce que ses parents et les profs pensaient, mais Jason ne pouvait s’empêcher de penser que dans cette histoire, on ne l’avait pas beaucoup aidé non plus.

« T’es toute seule ? On peut manger ensemble si tu veux. »

On ne peut pas dire que Jason était vraiment seul dans la vie, il avait quelques amis, beaucoup de connaissances avec qui il « traînait » de temps à autre. Mais il n’était pas du genre à se restreindre à un groupe de gens en particulier, et ne comprenait pas tellement le système de clans qui avait tendance à s’installer dès que des jeunes se retrouvaient dans un même endroit pendant un certain temps. Lui parlait à tout le monde, et mangeait rarement deux fois de suite avec les mêmes personnes, ça lui allait bien comme ça, même si la plupart n’avaient pas l’air de le comprendre. Si Eva avait à faire ailleurs, il trouverait bien quelqu’un d’autre avec qui papoter, mais puisque pour le moment, elle était là, autant lui proposer.
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MessageSujet: Re: Friends don't lie, isn't it ?   Sam 30 Déc - 20:54




"friends don't lie, isn't it?"

history is a set of lies agreed upon



L’obscurité était omniprésente et étouffante. Aucune odeur, aucun bruit, aucune lumière, seulement ce noir obscur et terrifiant, duquel jamais rien ne s’échappait. C’était comme traverser les limbes. C’était à peine si je pouvais respirer convenablement, mais je devais péniblement continuer à avancer, à faire mon chemin dans son esprit trop bien gardé. Peut-être que je trouverais une brèche, la fracasserait et réussirait à envahir sa tête, puis à manipuler ses pensées. Malheureusement, c’était beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraissait et l’homme qui se trouvait devant moi avait bardé sa tête d’objets et autres babioles qui rendaient mon pouvoir moins facile à se mettre en place. Je devais être capable de pouvoir traverser n’importe quel esprit, et tous n’avaient pas de gentilles barrières; parfois ils n’en avaient pas, parfois c’était aussi aisé que de franchir un mur de forteresse lisse à mains nues. Pendant que je m’évertuais à essayer de pénétrer son esprit, je sentais mon nez qui coulait lentement, le goût âcre et métallique du sang dans ma bouche, mais je ne m’en formalisais pas plus que cela. Je devais continuer, je devais réussir ! Puis, soudainement, un soleil. Un soleil et de grands nuages blancs, ainsi qu’un ciel bleu. Et une femme magnifique, accompagnée d’un bambin. Sa famille. Je souris machiavéliquement, et insinuai le doute dans son esprit. Ce n’est pas ton enfant, et ta femme ne t’aime pas, elle ne t’a épousé que pour ton argent. J’éclatai de rire et perdu conscience alors qu’un cri de rage, de souffrance perçait le nuage de noirceur qui m’entourait peu à peu, me transportant dans l’inconscience bienheureuse du sommeil.

Je me réveillai en sursaut au délicat son d’un poing balancé dans une porte de bois d’une façon beaucoup trop bruyante pour mes pauvres oreilles. Je criai quelques injures en Russe et le bruit infernal s’arrêta aussitôt, suivi de marmonnement dans la même langue. Je roulai des yeux et retombai dans mon cocon de couvertures, les cheveux en bataille et une haleine de poisson pourri. Je frottai mes yeux et m’extirpai de la montagne de couvertures qu’était mon lit. Affublée d’un simple sous-vêtement et qu’un léger t-shirt, j’allai ouvrir les rideaux de ma chambre, laissant le soleil et le ciel bleu inonder la chambre. J’enlevai mes vêtements, les laissant traîner au sol sans ménagement et allai dans la salle de bains attenante à ma chambre et tournai l’eau chaude de la douche. J’ouvris mon lecteur de vinyles et y plaçai un album de chansons qui bougeaient, Queen pour ce matin et montai le volume le plus que je pouvais. J’entrai sous l’eau chaude et soupirai d’aise. Une fois mes cheveux lavés et moi aussi, je sortis de la salle de bains, les cheveux humides et les séchai rapidement, leur donnant un look droit mais un peu vagué et m’habillai.

Prenant mon sac de cours, je glissai ce dont j’aurais besoin pour la journée et fermai la musique, descendant en trombe dans la cuisine. Je choppai une grande tasse de café des mains du type qui se faisait passer pour mon père, un des agents de la CIA. Je lui offris un grand sourire et le but rapidement, puis allai m’asseoir à la table, avalant yaourt et fruits frais avant de prendre mon repas pour l’heure du midi et d’enfiler mon manteau, mon bonnet (tuque) et mes clés et allai à ma voiture. Démarrant rapidement, tournant le volume assez fort sur ma chanson préférée, je me dirigeai vers le lycée, cet endroit d’ennui et de gens étranges. Garant ma voiture, j’en sortis, jetant mon sac sur mon épaule d’un geste nonchalant et allai dans l’une de ses salles ennuyantes pour écouter des profs un peu emmerdants. Les heures s’écoulèrent, et les profs réussirent à rendre le tout quand même un peu intéressant. L’heure de manger arriva enfin et je me dirigeai vers mon casier. Quelqu’un m’interpella et je tournai les yeux vers celui-ci. Jason.

- Oh, salut Jason, dis-je avec cet accent qui charmait tout le monde.

Il voulait prendre le repas du midi avec moi, et de toute façon, il était sur ma liste de gens à surveiller, alors pourquoi pas ! Je déposai mon sac dans mon casier, le refermant d’un geste souple et gracieux, mon repas en main. Je lui offris un sourire aussi flamboyant que mes cheveux et répondit que oui, j’avais franchement hâte d’être rendue aux vacances, pour me reposer un peu. Je le tirai vers moi et l’entraînai vers la cafétéria, question d’avoir une bonne place assise. L’enquête pouvait commencer.



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MessageSujet: Re: Friends don't lie, isn't it ?   Lun 1 Jan - 11:06


Y’a pas à dire, cette fille avait du punch, Jason aimait bien ça, il faut avouer. Eva lui fit un sourire comme rarement on en voyait dans l’enceinte du lycée, et avant qu’il n’ait vraiment eut le temps de réagir, elle l’avait attrapé pour l’entraîner avec elle. Un peu surprit, il suivit néanmoins le mouvement sans broncher, jusqu’à la cafétéria. Il y avait déjà pas mal de monde d’installé autour des tables, et le brouhaha des conversations résonnaient dans la salle en un vacarme à la limite du supportable. Un coup d’œil circulaire dans la salle lui laissa voir que les tables libres étaient plutôt contre les murs, c’est près d’une fenêtre qu’ils se retrouvèrent tous les deux. Dehors, il faisait beau et quelques courageux mangeaient sur les bancs, mais Jason savait qu’il faisait bien meilleur à l’intérieur. Ouvrant sa boite repas, il sortit deux sandwichs et une part de gâteau au chocolat, et ne put s’empêcher de regarder ce qu’il y avait dans celle d’Eva. Lui se faisait ses repas tout seul, et pour tout avouer, il avait généralement la flemme de se faire à manger. Alors c’était sandwich ou reste de la veille quasiment tous les jours, mais ça ne le dérangeait pas plus que ça. Mais Eva, elle devait sûrement être plus douée que lui et avoir un vrai repas, ou pas ?

« J’espère que le temps va rester comme ça encore un peu. J’ai vraiment pas hâte de voir la neige arriver. »

Travailler à la ferme quand il y avait de la neige partout, c’était vraiment pénible. Jason n’aimait pas du tout l’hiver de toute façon, il y faisait froid, on patinait sur les trottoirs, et puis il y avait les éternelles fête de famille, alors que lui-même se sentait de moins en moins à sa place dans la sienne. La faute à sa mère, encore et toujours, tantôt elle insistait sur le fait qu’ils formaient une vraie famille, qu’on pouvait tout se dire, mais d’un autre côté, elle semblait tout le temps le suspecter de faire des choses étranges ? Quelles choses ? Il n’en savait rien, elle n’avait jamais été claire là-dessus, mais ce genre de problèmes ne faisait qu’empirer ces derniers temps. Pour tout dire, Jason rêvait d’indépendance depuis un moment déjà, avoir son propre appartement serait vraiment parfait pour lui. Il avait de l’argent, son père l’avait payé pour chaque heure de travail fourni à la ferme depuis ses six ans. De petites sommes au départ, puis de plus en plus. Mais cet argent resterait bloqué sur son compte jusqu’à sa majorité. Et puis ses parents n’avaient pas envie de le voir partir, c’était pour ça qu’ils voulaient le voir continuer ses études dans ce lycée malgré ses notes misérables. Alors que lui ne demandait qu’à arrêter tout ça. Ces pensées le déprimèrent un peu. Il ne pouvait s’empêcher de se dire que sa vie aurait pu être totalement autre, si ses parents biologiques l’avaient gardé avec lui. Est-ce que ça aurait été mieux ou pire, ça il n’en savait rien. Si seulement il pouvait savoir qui ils étaient et pourquoi ils l’avaient abandonné. Il soupira, et croqua dans son sandwich, observant d’un œil sa camarade, avec sa bonne humeur contagieuse, Eva semblait n’avoir aucun soucis sur le cœur, contrairement à lui.

« Hum… Comment ça va sinon ? Qu’est-ce que tu fais de beau en dehors des cours ? »

Jason avait toujours été un petit curieux, et il était vrai que les activités des jeunes de son âge était un sujet qui le titillait pas mal. Lui était souvent pris par le travail, et le reste du temps il le passait dans les bois, ou plus rarement dans sa chambre, seul. Alors il se demandait ce que pouvaient bien faire les gens comme Steve Harrington. Sûrement des choses bien plus intéressantes que sa petite vie, comme des virées en ville avec des amis, des fêtes ou des bêtises. C’était ça d’être jeune, non ? Un peu comme ce qu’on voit à la télé ou dans les comics ? En fait il n’en savait pas grand-chose, ça lui donnait un peu l’impression d’être vieux dans sa tête, mais pour le moment il suivait son train-train quotidien sans vraiment chercher à y échapper. Il espérait quand même que les choses changent, peut-être sera-t-il plus libre à ses dix-huit ans ? Ce serait tellement bien.
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