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 Darkness is faster than light

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MessageSujet: Darkness is faster than light   Sam 6 Jan - 14:55






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Type du sujet : [] Flash-Back [X] Présent
Date du rp : 14 décembre 1984
Matin, après-midi, soir : Après-midi, à la fin des cours
Météo (approximative) : Il fait très beau, le soleil réchauffe un peu mais il fait quand même froid.
Statut du sujet : [] libre [X] privé
Statut du rp : [] en cours [X] terminé
Le maître du jeu peut débarquer à l'improviste : [X] oui [] non
Commentaire :






Ce jour-là, Treize était plutôt de bonne humeur, et pour cause, il s’était fait une nouvelle amie quelques jours plus tôt, dans cette chose qu’on appelle « lycée ». Il avait aussi découvert un nouveau jeu, le « volleyball », et il aimait bien ça. Chez Alexander, il avait même essayé de s’entraîner un peu, avec une balle de tennis. Il n’était toujours pas très doué et envoyait la balle un peu n’importe où dans l’appartement, mais avait constaté de très légères améliorations quand même. Et puis ce « sport » avait au moins le mérite de l’occuper, il en avait bien besoin. Aujourd’hui, cela dit, le jeune homme avait un objectif, puisque Rebecca lui avait donné rendez-vous pour une nouvelle partie de volley, à la même heure que la dernière fois. Treize avait vérifié cinquante fois sur le calendrier et sur l’horloge de la cuisine, c’était bien aujourd’hui qu’ils devaient se retrouver, et il avait hâte de sortir un peu pour se dégourdir les jambes et les bras avec elle.

Il faisait plutôt beau ce jour-là, tout juste si quelques nuages venaient perturber le ciel le plus bleu qu’on puisse imaginer. De toute façon, aujourd’hui, tout lui semblait magnifique, Treize souriait aux passants, et même au type qui failli l’écraser parce qu’il avait traversé la rue n’importe où alors que des voitures arrivaient. Il caressa aussi un chat errant, s’attarda devant les vitrines des magasins, et c’est un peu en retard qu’il arriva au lycée. Le gros des élèves étaient déjà partis, et c’est donc des couloirs sombres et silencieux que le jeune homme traversa, avant d’arriver au gymnase. Cette fois-ci, il n’entendit pas le bruit caractéristique que faisait le ballon lorsqu’il rebondissait. Rebecca devait probablement l’attendre avant de commencer, ou alors elle n’était pas encore là. Curieux, Treize entra dans la grande pièce et la chercha du regard. Il la vit rapidement, sauf qu’elle était accompagnée cette fois, et son ami n’avait pas l’air avenant du tout. Quelque chose de glacé le prit aux tripes.

« Re… becca ? »

La surprise le figea sur place, mais c’est à peine s’il voyait la jeune fille, son regard était trop attiré par l’homme à côté d’elle. Solal, oh, ça il le connaissait, malheureusement. Il faisait partie du centre, de ceux qui le traînaient de force en salle de test quand il refusait de coopérer, et ce n’était jamais avec douceur. Et puis il y avait eu cette nuit, il y a quelques années maintenant, poussé par la curiosité, il avait voulu explorer un peu les étages supérieurs, ceux occupés par d’autres sujets de tests avec qui il parlait dans le void. Il avait cassé quelques portes, c’est vrai, et atteignit les escaliers. Les méchants ont cru qu’il tentait de s’enfuir, et ils l’ont lâché, lui. Ce fut la pire nuit de toute sa vie, il n’avait pourtant pas opposé beaucoup de résistance, et il avait supplié, supplié pour que ça s’arrête, mais ça n’avait pas calmé la fureur de cet homme. Les coups avaient plu sans qu’il ne puisse rien y faire. On l’avait déjà fait souffrir avant, mais jamais comme ça. Cet homme-là n’avait pas juste voulu lui faire mal, il avait voulu le briser, et il avait réussi.

« Non… non, je ne rentre pas. »

Sa voix paniquée résonna dans la salle, elle était montée dans les aiguës sans qu’il ne puisse le contrôler. Avait-il encore le contrôle de quoi que ce soit de toute façon ? La panique l’étouffait, elle l’empêchait d’y voir clair. Treize longea le mur, s’éloignant du duo le plus possible sans les quitter des yeux. Il aurait pu chercher à fuir, mais il savait que c’était inutile, il n’avait pas l’endurance ou la vitesse suffisante pour le semer lui. C’est tout ce dont il était sûr au sujet de Solal, il était bien trop fort pour ça. Alors, quoi faire ? Attaquer ? Il aurait voulu rassembler ses forces, faire quelque chose, mais son corps tremblait violemment et son cerveau repassait encore et encore les images de cette nuit de cauchemar. Le regard de Solal alors qu’il le frappait, sa panique, il en avait presque mal à nouveau. Alors, au lieu d’agir, Treize se ratatina dans un angle au pied des gradins, les larmes aux yeux. Est-ce que c’était la fin ? Est-ce qu’il allait retourner au centre pour le restant de ses jours ? Si c’était le cas, il aurait préféré ne jamais en être sorti, ne jamais avoir eu l’espoir qu’une vie meilleure était possible. Il allait mourir s’il retournait là-bas, mourir de chagrin.


Dernière édition par Treize le Dim 28 Jan - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Mar 9 Jan - 20:41


Darkness I've becomeTreize & Solal
Brise-la. Deux mots susurrés au creux de son oreille. Solal était leur arme, leur chien, leur outil. Il obéissait et il mordait. Sa victime ? Rebecca Faron. Pantin de la CIA, nouveau pion jeté sur l’échiquier depuis peu. Et sa mission, à lui, c’était de la terroriser. De lui mettre une pression pas possible pour qu’elle en tremble la nuit, dans son lit, en songeant aux résultats qu’elle devait obtenir. L’agence voulait atteindre la môme, celle qui était parvenue à briser le Démogorgon lors du sauvetage du petit Will Byers. Will Byers. Merde, ça recommençait. Ce foutu gamin le hantait. Solal secoua la tête pour penser à autre chose.

A côté de lui, la fameuse Rebecca. Elle avançait telle une Marie-Antoinette à genoux, la tête sous le couperet. La mort dans l’âme, elle avait vendu l’un des gosses. Pas par plaisir, pas par envie. Par obligation. Parce qu’elle savait que si elle n’obtenait pas de résultats, Solal la briserait. Parce qu’il respectait les ordres et que les ordres étaient : brise-la. Alors, ils allèrent au lycée. L’agent de la CIA fourra les mains dans les poches de son gilet à capuche pour dissimuler son arme. Si jamais le gosse faisait de la résistance, il devrait en user.

Sauf que la personne qui débarqua, ce n’était pas un gosse. L’adulte murmura le prénom de la cafeteuse avant de devenir pâle comme un mort. Solal murmura un « putain de merde » qu’il noya dans un frottement de tissu pour éviter que la balance ne l’entende. Il avait évidemment fallu que ça tombe sur lui. Sur ce pauvre mec qu’il avait tabassé comme un chien l’autre nuit, quand il avait essayé de s’enfuir. Le blond serra les dents en se revoyant, assis par-dessus lui, à lui flanquer des coups de poing dans le visage à lui en arracher le nez. Il lui avait mis une raclée monumentale. Parce qu'on le lui avait ordonné. Parce que ses supérieurs, une fois de plus, c’était penché à son oreille pour lui murmurer : brise-le. Alors, il avait brisé.

« Dégage ». Un ordre beuglé à la gamine comme on s’adresse à un chien. Elle était partie. Parce qu’elle ne pouvait plus rien faire. Ni pour lui, le mec piégé, ni pour elle-même. Désormais, les fils étaient incrustés dans sa peau et elle rejoignait l’étagère aux marionnettes. Solal s’approcha d’un pas lent, observant le jeune homme longer le mur puis se ratatiner pour ne plus former qu’une boule. Une boule tremblotante. L’agent de la CIA s’arrêta devant lui, le dominant de toute sa hauteur. Il avait créé une véritable terreur chez ce pauvre garçon. Et en même temps, c’était son rôle. C’était lui qu’on appelait quand il fallait faire mal. C’était à lui qu’on offrait le sale boulot. Et docilement, Solal disait merci et frappait. Sauf que cette fois, il n’allait pas le frapper. Ce n’était pas utile. L’expérience s’était déjà tassée sur elle-même.

« Bon ». Il marqua une pause. Pas pour l’effet, pas pour le théâtral mais juste pour laisser le temps à la victime de s’habituer à la présence de son bourreau. « ça peut se passer de deux façons : Soit tu me suis sans faire d’histoire. Soit tu résistes et là, ça sera pire que la dernière fois ». Solal soupira. « Tu t’en souviens, de la dernière fois ? ». Regard rivé sur l’individu recroquevillé, l’agent de la CIA ressentait moins de culpabilité. C’était affreux mais moins affreux que de laisser un petit garçon mourant dans un monde pourri. Au final, Solal était déjà un monstre alors un peu plus, un peu moins. « Lève-toi ! ». Un ordre hurlé. Sa main attrapa le bras du jeune homme et le tira pour le redresser sur ses pieds. « T’as rendez-vous avec Papa, Treize ». Dans un geste faussement amical, l’agent administra une large tape dans le dos du condamné.
© Crimson Day
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Mer 10 Jan - 17:32


Treize avait l’impression d’être ailleurs, comme si son corps et son esprit avaient décidés de partir chacun de leurs côtés. Il n’arrivait pas à se dire que c’était fini, qu’il allait retourner au Centre pour à nouveau finir plongé dans des bains d’isolation presque chaque jour jusqu’à la fin de sa vie. Ça ne pouvait pas arriver, pas après tout ce qu’il avait vécu là dehors. Et pourtant si, il était là, prêt à se faire chopper sans même résister, tétanisé à la simple vue de celui qui l’avait détruit il y a quelque temps. Quelque part, son esprit lui hurlait de réagir, qu’il ne pouvait pas se laisser attraper comme ça, mais était-ce vraiment raisonnable ? Il n’y croyait pas, Solal était bien plus fort que lui, n’est-ce pas ?

« Lève-toi ! »

Non. Treize frémit en entendant Solal crier, mais réagit à peine alors que ce dernier le prenait brutalement par le bras. Il posa sur lui un regard fixe, terrorisé, perdant un peu plus le contrôle des battements de son cœur alors que l’homme lui parlait de Papa. Non. Pas lui, surtout pas lui. Il ne voulait pas le revoir. Mais ce fut la tape entre ses omoplates qui le ramena soudainement sur terre, elle lui rappela les coups qu’il avait pris, et ceux qu’il allait sans doute encore prendre. Non. Non.

« Non ! »

Le cobaye eut un geste vif pour tenter de se dégager, mais ça ne suffit pas à échapper à la poigne de son bourreau. Voyant qu’il ne parvenait pas à récupérer son bras, Treize fronça les sourcils, fixant d’abord la main qui le retenait. Une force bien plus puissante que celle de ses muscles vint subitement écarter les doigts de Solal, et le garçon recula d’un pas, croisa son regard, et le propulsa brutalement contre le mur. Il garda le chien de la CIA planqué contre le béton, comme s’il essayait de l’écraser par la seule force de son esprit. Il aurait pu.

« Je me souviens de la dernière fois. Tu fais mal. »

C’était un cauchemar, Treize n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire, même les secondes à venir lui semblaient incertaine. La situation semblait peut-être à son avantage, mais il avait toujours aussi peur. Il expérimentait aussi un sentiment nouveau, la colère. Contre Rebecca, contre Solal, mais surtout contre lui-même. Il avait été idiot, il avait cru qu’il pourrait avoir une vie normale, qu’il était en sécurité, et il allait le payer très cher.

« Je ne rentre pas à la maison. »

La pression sur le corps de Solal ne cessait d’augmenter, il devait avoir de plus en plus de mal à respirer, mais Treize ne s’arrêtait pas. Même s’il était bien plus faible physiquement, il avait oublié un temps que cela faisait presque vingt-sept ans qu’il utilisait ses pouvoirs. Il n’était pas un enfant, et qui plus est, ses batteries étaient chargées à pleins parce qu’il n’avait presque pas utilisé ses capacités ces dernières semaines. Cela rééquilibrait l’équation. Quoique le calcul pouvait être encore largement simplifié s’il supprimait simplement son opposant. Treize tendit son bras vers Solal, et la pression augmenta encore, lui bloqua de plus en plus la respiration, jusqu’à la rendre impossible. Tremblant de tout son corps, il eut à nouveau l’impression de se détacher de lui-même, d’agir par automatisme sans plus réaliser ce qu’il se passait. Il suffisait de tenir un peu comme ça, et il pourrait dire adieu à Solal, c’était la seule solution, non ?

*BLAM*

Après une grosse poignée de secondes d’asphyxie, Solal fut soudainement lâché par terre. Treize eut un mouvement de recul, avant de le contourner largement en se ruant vers la porte. Il n’avait pas pu, il n’avait jamais pu tuer qui que ce soit. Ça lui avait valu beaucoup de problème au Centre, et encore aujourd’hui, alors que sa vie en dépendait, il n’en était pas capable. En panique, il fila dans les couloirs, et grimpa d’un étage, il ne savait pas où il allait, mais il lui fallait une cachette absolument. Il n’était pas en mesure de lui échapper autrement, pas vrai ? D’un coup d’œil, il ouvrit une porte au hasard, et entra dans une salle de science, des paillasses s’alignaient devant un tableau noir. Il passa entre les rangées pour venir se cacher derrière un meuble remplit d’éprouvettes et de tubes à essais. Il avait l’impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine, et que sa respiration seule suffirait à le trahir. Est-ce qu’il l’avait suivi ? Il n’arrivait même pas à le savoir, son sixième sens était complètement paralysé depuis qu’il avait vu Solal. Il tenta quand même quelque chose, les hauts-parleurs du lycée se mirent soudainement à grésiller, et sa voix résonna dans les couloirs vide.

« Je ne rentre pas à la maison, laisse-moi. Ce n’est pas moi le monstre. »

Que faire d’autre ? Il n’était pas sûr que ça change quoi que ce soit, est-ce qu’on pouvait vraiment communiquer avec ce type autrement que par la force ? Il ne faisait que suivre les ordres après tout. Dans son coin, Treize eut l’impression d’entendre des pas approcher, à nouveau, il se demanda quoi faire, l’attendre terré dans son coin comme il l’avait déjà fait n’était pas une bonne idée. Solal ne se montrerait pas aussi gentil cette fois, c’était évident. Tendu, il se leva, il y avait deux portes dans la pièce, il choisit celle qui lui parut le plus éloigné des bruits, et après s’en être approché le plus silencieusement possible, il l’ouvrit d’un coup et fila, tournant à un angle dès qu’il le put. À nouveau, les hauts-parleurs grésillèrent.

« Laisse-moi ! »

C’était vraiment un cauchemar.
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Dim 14 Jan - 15:19



Darkness I've becomeTreize & Solal Ce corps recroquevillé, tremblant, terrorisé, c’était celui d’un être humain. Ce n’était pas seulement une chose ou une « expérience » comme on le lui répétait. Solal serra les dents. Il n’y avait pas de place pour ça. Pas de place pour l’hésitation, la pitié. Ses supérieurs exigeaient, il obéissait. De toute façon, à quoi bon ? S’il résistait, s’il refusait de se plier aux règles, ils le supprimeraient. Ni plus ni moins. Personne n’en souffrirait, il ne manquerait pas à personne. Mais les mômes ne seraient pas sauvés pour autant. Ils seraient livrés à d’autres. La liste des successeurs était longue. Solal le savait, il n’avait aucun choix.

Sa main attrapa le bras de l’individu. Il le tira sur ses pieds, lui rappela où il retournait. Pourquoi ? Pourquoi lui parler de ce fameux Papa ? Peut-être parce que, quelque part, Solal avait envie qu’il foute le camp, ce con. Pourquoi devaient-ils être si naïfs ? Pourquoi devaient-ils faire confiance aux mauvaises personnes ? L’agent le comprenait pourtant assez bien. Leur candeur entretenue par des années d’isolement les empêchait de développer un jugement incisif. Le monde dans toute sa laideur ne leur était encore que bien inconnu. Ils devaient s’y confronter de plein fouet pour le réaliser. Le sujet tenta de se libérer en agitant le bras, les doigts de Solal étaient pourtant fermement serrés. C’était sans compter sur les capacités paranormales du garçon.

Celui-ci parvint à se libérer puis l’agent de la CIA se sentit propulsé contre le mur. Une force invisible, inodore, incolore, le compressait. Solal grimaça, cherchant à atteindre un tout petit objet caché dans sa poche. Sans surprise, le traumatisé se rappelait parfaitement leur ultime rencontre. Les poings du blond qui s’étaient abattus sur son visage et contre ses côtes. L’agent grimaça. Un mur intouchable semblait l’écraser. Dans quelques instants, l’air lui manquerait. Ses doigts continuaient à tenter d’atteindre sa poche mais la force invisible était trop forte. Enfin, après lui avoir crié qu’il ne rentrerait pas, l’individu le libéra.

Solal s’écroula au sol et vit le sujet prendre la fuite. « Idiot ». Il grogna et se releva d’un bond. Ce gars aurait dû le tuer. C’était sa meilleure chance. Même si d’autres déferleraient. Même si la CIA ne lui ferait plus aucun cadeau par la suite. La pitié était une faiblesse qu’il ne pouvait se permettre. L’agent se lança à la poursuite du fugitif. Traversant les couloirs à toute vitesse, il fut surpris par une voix désincarnée, sortie tout droit des haut-parleurs. A nouveau, Treize lui rappelait qu’il ne rentrerait pas. « Oh que si, tu vas rentrer ». Toutefois, il marqua tout de même un point. Il n’était pas le seul monstre dans l’histoire. Solal avait fini par accepter ce qualificatif. Après avoir commis toutes les horreurs qu’il avait perpétrées, il était en paix avec cette dénomination. Enfin, en paix, pas totalement. Pas du tout même.

Il continua à traquer sa cible jusqu’à arriver près d’une salle. Brusquement, la porte la plus éloignée s’en ouvrit et Treize en jaillit. Il courut pour tourner à l’angle en lui beuglant de le laisser. Malheureusement, son souhait ne serait pas exaucé. Solal piqua un sprint et attrapa ce fameux petit objet dans sa poche. Pas plus qu’un sifflet, celui-ci fonctionnait tel un briquet. Le blond pourchassa sa cible jusque dans un long couloir longiligne puis actionna l’étrange sifflet. Celui-ci poussa un cri strident, pareille à un ultrason comme les sifflets pour chien. « Et ça, ça va te calmer ? ».

Au labo, les expériences étaient conditionnées. Ce signal s’apparentait à une douleur aigue. Inutile de préciser ce qu’ils subissaient pour permettre à leur cerveau d’assimiler ce son à la souffrance. Autrement dit, tel un chien qui s’allongerait docilement en entendant un journal claquer sur une table, les sujets finissaient souvent par perdre leurs moyens en entendant ça. Leur mémoire leur rappelait les souffrances terribles, l’isolement, les coups et l’obscurité. Solal profita de cet instant pour sprinter davantage et sortit une seringue de sa poche. Dès qu’il fut à portée de Treize, il la lui planta dans le bras et lui injecta le produit. « Dors bien ». Dans quelques instants, le corps de l’expérience lui semblerait lourd, ses forces s’amenuiseraient et la fatigue l’emporterait. La CIA avait affaire à des individus capables de tuer à la seule force de leur esprit, il fallait donc développer des méthodes fiables pour les maintenir encadrés. Autrement dit, la traque était terminée.
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Lun 15 Jan - 12:08


[J'ai pas mal avancé et un peu improvisé sur certains points, donc si ça va pas, faut me le dire ! ]

Il aurait dû le tuer, quelque part il savait qu’en l’épargnant il s’était condamné lui-même, mais il l’avait pas pu. Même si sa vie en dépendait, il ne se sentait pas capable de faire ce choix-là, comment continuer ensuite avec un tel poids sur la conscience. Alors Treize s’était raccroché à l’espoir de pouvoir s’en tirer malgré tout, mais c’était peine perdue. Il courait avec toute l’énergie qu’il possédait quand Solal apparut à l’angle, et qu’un son strident lui vrilla la tête. Un frisson électrique remonta sa colonne vertébrale et il s’immobilisa, le regard hanté. Ce son faisait remonter des traumatismes jusqu’au tréfonds de sa petite enfance, les coups, les chocs électriques, l’obscurité, on avait veillé à ce que ses pires souvenirs y soient associés. Et même une fois adulte on continuait à le lui faire entendre pour s’assurer qu’il était toujours aussi efficace. Il l’était. Prit de spasmes, le jeune homme tenta de se ressaisir, mais c’était trop tard, on lui prit le bras à nouveau, et cette fois il ne put pas réagir alors qu’on lui faisait une injection.

« Dors bien »

Ça aussi il connaissait par cœur, ça commençait pas des fourmillements au bout des doigts et des orteils, qui s’étendaient rapidement à tout le reste de son corps. C’était plutôt désagréable, et puis venait cette impression de lourdeur, de faiblesse. Sa tête dodelina quelques instants alors qu’il tentait de résister, puis il se rattrapa mollement au mur et glissa au sol. Les yeux fermés. Son corps avait lâché, mais son esprit s’accrochait toujours. Les premières fois qu’il était entré dans le void, c’était en dormant, il avait fait l’erreur de parler de cet endroit noir à Papa, il était jeune à l’époque. Alors on l’avait drogué pour réduire sa conscience au minimum et l’y faire entrer de force. Ça avait commencé comme ça. En un instant, Treize s’y retrouva à nouveau, il chercha Solal, il ne savait pas ce qu’il pourrait faire d’ici, mais il fallait qu’il tente quelque chose. Il le trouva en un instant, ils étaient si proches après tout, et il le fixa, tentant en vain d’utiliser ses pouvoirs sur lui pour lui casser quelque chose, le perturber d’une façon ou d’une autre. Ça ne donna rien, mais après un bref instant, le Solal s’évapora dans un nuage de fumée, pour laisser la place à une étrange cabane à l’entrée de laquelle était écrit « Castle Byers ». Après un instant d’hésitation, Treize poussa le drap qui cachait l’entrée, et retrouva Solal, penché sur un petit garçon qu’il reconnut sans peine, Will.

« Tiens, bois »

C’était le monde sans soleil, ça se voyait à l’aspect de la cabane, mais aussi à celui du gamin. Cela dit, même si Will n’allait vraiment pas bien, il était toujours en meilleur état que quand sa mère et Jim l’avaient vraiment sorti de cet endroit. Alors, cette scène se passait avant ? Solal l’avait trouvé, et il l’avait laissé ? Treize sentit une fureur sourde monter en lui, qu’est-ce que c’était que cet homme ? Les haut-parleurs grésillèrent à nouveau, mais cette fois ce ne fut pas sa voix qui résonna dans les couloirs vides, mais celle d’un petit garçon, apparemment plutôt faible, qui chantait.

« So, come on and let me know… Should I stay or should I go ? »

Ça ne dura qu’un instant, après quoi Solal le força à se lever, et il rouvrit péniblement les yeux. Treize ne lui dit rien, il n’avait pas de mots pour lui, mais il le toisa quand même d’un regard noir comme jamais il n’en avait fais. Ça lui donna soudain l’air beaucoup plus froid et adulte, mais au fond, il avait surtout envie de pleurer. Il se fit ensuite traîner sans ménagement jusqu’à la voiture de l’agent, sans vraiment résister. Il tenta bien d’utiliser ses pouvoirs, mais sa tête s’emplissait d’une sorte de grésillement à chaque tentative, sans qu’il ne parvienne à rien. Pourtant la dose n’était pas si forte, elle était probablement prévue pour un enfant. Une fois jeté sur la banquette arrière, Treize se recroquevilla sur lui-même et ferma à nouveau les yeux, il chercha Solal encore, à défaut de pouvoir s’en sortir, il voulait lui faire mal, le plus possible.

De retour dans le void, le cobaye chercha sa cible des yeux, mais ce n’est pas sur lui qu’il tomba cette fois. Il aperçut une enfant au loin, un sujet de test ? Son cœur fit un bon dans sa poitrine, il se rua sur elle, et l’attrapa par le bras sans vraiment penser au fait qu’il pouvait lui faire peur. Et un instant, ils se retrouvèrent un peu comme connectés. Il fit de son mieux pour lui montrer le piège dans lequel il était tombé, Solal, sa fuite, et sa capture.

« Five, j’ai besoin d’aide. Je sais que je demande beaucoup. »

Treize rouvrit les yeux, il vit des arbres autour de la route qu’ils empruntaient, c’était plutôt très mauvais signe, mais Five était quelque part dans cette direction. Il pouvait le sentir, est-ce qu’elle le sentait aussi ? Et même si c’était le cas, est-ce qu’elle pourrait faire quelque chose ? Il se redressa mollement sur la banquette et tenta d’ouvrir la portière, se fichant bien que la voiture soit en marche. Il ne réussit pas cependant, même en cherchant un bouton à tirer comme dans la voiture d’Alexander, il devait y avoir une sécurité. Il en était à essayer de soulever la plaque qui cachait le contenu du coffre, derrière les sièges, quand il vit une longue chevelure rousse sur le côté de la route. La voiture lui passa devant, avant de faire une embardée et de basculer dans les bois, percutant rapidement un gros arbre. Le choc violent lui fit heurter les sièges avant, et il resta un moment sonné au bas de la banquette. Ça tintait dans son crâne, il sentit le sang couler sur ses yeux et remplir sa bouche. Il avait tout particulièrement mal dans la poitrine, au niveau des côtes, mais aussi à l’épaule et au bras pour avoir tenté vainement de protéger sa tête, il devait aussi avoir de bons bleus au niveau des genoux.

La portière qu’il avait tenté de déverrouiller s’ouvrit toute seule, s’arrachant presque, la vie était décidément plus simple avec des pouvoirs. Treize savait qu’il devait bouger de toute urgence, il se redressa péniblement, et son regard passa de la fille à Solal. Un instant, il l’observa, il ne bougeait pas, mais respirait. Il hésita un peu, avant de venir lentement tirer de sa poche le sifflet bizarroïde, ça ferait toujours un problème de moins s’il se réveillait. Après seulement il s’extirpa de là, et tomba presque dans les bras de Five avant de se relever, laissant une belle trace de sang sur son pull rayé au passage. Il lui était très reconnaissant, il ne connaissait même pas de mot pour décrire ce qu’il ressentait en cette seconde. Mais ils n’avaient pas le temps de discuter.

« Si ça tourne mal, cours aussi vite que tu peux. Je me débrouillerais. »

Pour lui, il était hors de question que la petite soit prise à sa place. Il était temps de filer, même si ça allait être très dur physiquement. Pendant une seconde, il posa une main couverte d’égratignures et de bleus sur sa poitrine douloureuse, et cracha un filet de sang. Il espérait que Solal soit plus mal en point que lui pour avoir un minimum de chances de s’en tirer, mais ne comptait pas rester là pour vérifier son état.
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Autumn Valentineavatar




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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Lun 15 Jan - 22:34


Darkness is faster than light

Aujourd'hui, Autumn était restée à la ferme. Une fois tout le monde parti, elle avait parcouru la maison, s'amusant à glisser sur la rampe de l'escalier, puis à faire voler des manteaux pour leur parler comme à des personnes. Souriant, la petite s'amusait à faire vivre des objets, mais se fatiguant un peu, elle arrêta. Elle s'occupa quelques temps en regardant la télé, mais elle ne comprenait pas grand chose. Elle mangea le repas que Jason lui avait préparé, puis elle s'ennuya à nouveau.

La rouquine décida de se promener dans le terrain un peu partout. Elle avait joué un peu avec les chiens, puis elle avait observé le ciel pendant de longues, très longues minutes.. jusqu'à s'endormir. Elle passa plusieurs heures, étendue sur le sol, endormie.. avant de se réveiller enfin, grâce, ou à cause, d'un des chiens qui venaient de lui tartiner le visage de bave. Grimaçant, Autumn s'essuya le visage avec son pull.

"Beuuuurk..."

Five soupira. Pensive, elle retourna dans la dépendance, là où elle habitait quand son ami était absent. La petite rousse alluma la radio et sourit de la coïncidence : une chanson d'ABBA passait à la radio. Fredonnant, elle s'asseya sur le canapé, s'enroulant dans la couverture. Chantant maladroitement quelques paroles, elle sursauta soudainement lorsque la chanson sembla se brouiller, elle sentitune main attraper son bras... et elle se retrouva dans cet endroit sombre qu'était le void. Perdue, elle regarda autour d'elle, puis fixa le garçon en face d'elle... Un adulte ? Pourtant, elle pouvait le sentir et aussi le constater grâce à sa capacité de la contacter, c'était un de ses frères. Treize ? C'était son nom, Treize. Et il avait besoin d'aide. Elle regarda en silence ce qu'il lui montrait... Pour se figer en voyant Solal.

Solal. Cet homme. Un monstre qui l'avait fait souffrir des années pour la rendre docile. Car elle était une cobaye beaucoup trop rebelle, trop dangereux. Quoi de mieux que d'envoyer un adulte tabasser une gamine, hein ? Bah, quand on faisait des tests sur des gamins, ce n'était pas vraiment étonnant de faire cela.

Autumn était folle de rage. Son ancien bourreau s'en prenait maintenant à un de ses frères. Il allait le ramener au laboratoire et ça, ce n'était pas question. Elle sentait son frère tout près. Elle se leva. Brusquement, la radio s'écrasa au sol. Elle n'était pas cassée, mais la petite ne prit pas la peine de vérifier. Elle sortit en silence de la dépendance, traversant le terrain puis la forêt, évitant soigneusement les racines et les branches d'arbres, comme un signe du destin, essayant de la ralentir, lui murmurant que c'était dangereux. Oh, elle le savait. Et elle s'en fichait. Elle préférait être emmenée de nouveau au laboratoire si cela peut sauver un frère ou une soeur des tarés.

Five s'arrêta au bord de la route. Une voiture passa devant elle. A la fenêtre, elle aperçut son frère, essayant vainement d'ouvrir la porte. Serrant les poings sous la colère, elle fit un petit geste de la tête. Le volant échappa au contrôle de l'agent de la CIA, tournant violemment sur le côté, pour foncer dans un arbre. Le nez de la rouquine saignait, mais elle ignora ce détail, courant vers la voiture. Un nouveau geste de la tête, et la portière volait plus loin. Elle fixa son frère, qui lui rendit son regard, avant d'attraper un objet dans la poche de Solal... Ce maudit sifflet qu'ils utilisaient. Puis, Treize sortit de la voiture, lui tombant dessus. Elle le rattrapa tant bien que mal. Elle l'aida à se relever, puis secoua la tête à sa phrase.

"Je t'abandonne pas. Ensemble."

Autumn essuya ses narines pleines de sang sur les manches de son pull, puis elle attrapa la main de son frère. Elle était inquiète de l'état de son frère, s'en voulant de l'avoir blessé, même involontairement. Détournant le regard, elle tira son frère, l'entraînant alors qu'elle se mettait à courir. Il fallait qu'ils trouvent une cachette, et vite.
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Mer 17 Jan - 22:38


Darkness I've becomeTreize & Solal Foutu salopard. Il osait s’immiscer dans ses souvenirs, dans sa mémoire. Il vampirisait ses traumatismes, plongeait les mains entières dedans. Et soudain, la voix d’un môme souffla dans les haut-parleurs. Une voix faiblarde. Une voix que Solal n’oublierait jamais. Son corps tout entier fut parcouru d’un frisson. De dégoût, de colère, difficile à dire. L’agent n’avait toujours pas encaissé cet abandon. Il se haïssait toujours autant. Il continuait encore à l’entendre, la nuit, quand il laissait Morphée venir lui mettre sa raclée quotidienne. Ses rêves s’étaient dissouts, ne restaient plus que des cauchemars. « Petite merde ».

L’homme attrapa sa victime, le traîna sur ses pieds et passa son bras autour de ses propres épaules. L’agent de la CIA soutenait le corps presque inanimé comme on supporterait un ami bourré. Son poing s’abattit violemment contre l’abdomen de Treize. Ses phalanges percutèrent son ventre tandis qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres. « Merci pour la chanson ». Solal l’emmena jusqu’au véhicule et le balança négligemment sur la banquette arrière. Celui-là s’était permis d’entrer dans sa tête. Il s’était attaqué à un secret que l’agent ne voulait partager avec personne. Pour ça, il paierait. Au labo, Solal continuerait à le frapper si fort qu’il en chialerait son inexistante mère tout un mois durant. Le blond s’écrasa lourdement derrière le volant, balançant rageusement son arme sur le siège passager.

Le véhicule se précipita sur la route. Trop vite. Solal enfonçait le pied sur l’accélérateur. Impatient de rentrer. Impatient d’oublier. De jeter celui-là en pâture aux chiens et de refermer ce chapitre. Concentré sur sa tâche, il ne repéra pas la chevelure rousse sur le bas-côté de la route. Erreur. Une main invisible se plaqua sur son volant, présence spirituelle qu’il identifia très vite. L’autre à l’arrière était trop déphasé pour agir. Il avait un complice. Trop tard. Solal sentit la ceinture lui taillader le cou tandis la voiture emboutissait un arbre.

La douleur était générale. Tout son corps le faisait souffrir. Pourtant, un endroit tout particulier était plus douloureux que le reste. Solal baissa les yeux et découvrit avec ravissement une branche, fine et pointue, gentiment venue l’empaler au niveau du haut du bras. Le blond brisa le bois et poussa un hurlement de souffrance étouffé. Dans son dos, il entendit du mouvement. Sa victime s’enfuyait. Hors de question de le laisser partir. La CIA le tuerait. Et cette petite merde avait osé s’immiscer dans sa tête, bafouer toute notion d’intimité et plonger dans ses pires souvenirs. Il allait crever, Solal se le jurait. L’homme tendit sa main valide et attrapa une arme qu’il cachait dans sa portière.

Solal sortit de la voiture. Il réalisa que du sang lui coulait du crâne, venant obstruer sa vision et l’empêchant d’être performant. De la main, il l’essuya. Son geste le fit tanguer. Ses forces faiblissaient, l’agent avait la tête lourde. Tout autour de lui tournait violemment. Et puis là-bas, il aperçut deux silhouettes. Une grande et une petite. C’étaient eux. Solal leva le bras valide et tira. Tira comme si sa vie en dépendait. Les balles volèrent. Elles persifflèrent dans l’air, foncèrent droit vers leurs cibles. Ce n’était plus de gentilles piqures. Cette fois, ils jouaient pour de vrai. L’agent vida son chargeur et poussa un hurlement bestial. La douleur était trop forte, tout autour de lui était en train de danser. Il ne pouvait pas les pourchasser. Il ne pouvait même pas avancer sans risquer de s’écrouler. Mais Solal n’en avait pas fini avec eux.

L’agent s’appuya de la main contre l’arbre à ses côtés et baissa les yeux sur lui-même. Un bout de bois lui sortait du bras gauche, une large marque de brûlure colorait son cou et le haut de son torse, son haut était lacéré par endroits pour laisser apparaître des coupures sanguinolentes. Solal ferma les yeux et inspira, tentant de calmer la forêt qui s’excitait à tourner encore et encore. Rien à faire. Quand il ouvrit les yeux, le décor tanguait toujours. Il ne les aurait peut-être pas cette fois mais l’agent les aurait. Tous les deux.
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Ven 19 Jan - 15:54


Solal allait le tuer, il le savait bien avant de faire remonter Will Byers à son bon souvenir, mais ça n’avait plus d’importance. Coopérer sagement n’empêcherait pas les coups, plier ne lui éviterait pas de revivre le même calvaire. Treize avait toujours été gentil, très gentil, trop sans doute. Il le réalisait maintenant, le monde n’avait pas eu la même gentillesse à son égard, pas au laboratoire en tout cas, alors à quoi bon. Si c’était pour retourner là-bas, autant mourir tout de suite, aux mains de son pire cauchemar. Le destin en décida cependant autrement, enfin peut-être, en tout cas il put s’extirper de la voiture accidentée, avec le fol espoir de pouvoir s’en sortir. Il avait mal, bien sûr, d’une douleur qui aurait pu mettre beaucoup d’autres à genoux, mais il avait déjà expérimenté tant de souffrances qu’il avait appris à surmonter ça un minimum. L’adrénaline se chargeait du reste, il ne réfléchissait plus vraiment. Il ne s’attardait pas non plus sur le fait qu’il avait probablement quelques côtes cassées, ce qui expliquait la douleur atroce qu’il irradiait dans sa poitrine à chaque respiration, ou que ses genoux ne semblaient pas vraiment prêt à le porter.

« Je t'abandonne pas. Ensemble. »

Il ne put s’empêcher de secouer la tête, la bouche encore pleine de sang. Non, il ne fallait pas qu’il ralentisse Five, si elle se faisait attraper par sa faute, il ne se le pardonnerait jamais. Alors il se laissa entraîner, main dans la main, avançant aussi vite qu’il le pouvait pour de pas lui porter préjudice. Sa main libre s’était posée sur sa poitrine dans le vain espoir d’apaiser un peu la douleur. Dans son ventre il sentait encore le coup que Solal lui avait mis, il n’y était pas allé de main morte, et ça n’était qu’un avant-goût de ce qui lui tomberait dessus s’il se faisait attraper. Raison de plus pour courir. Treize aurait aimé savoir où en était l’agent de la CIA, s’il avait bougé de sa voiture, mais sa tête était encore dans les vapeurs du médicament qu’on lui avait injecté. C’était tout juste s’il voyait ce qu’il y avait devant lui, et il manqua plusieurs fois de se prendre les pieds dans des racines ou des buissons bas. Il ne pouvait pas non plus se fier à ses oreilles, tout ce qu’il entendait était sa respiration difficile, les battements affolés de son cœur et le bruissement des feuilles sous leurs pieds.

Il comprit cependant vite le danger quand une détonation déchira le calme de la forêt. Aussitôt il lâcha la main de Five pour l’attraper par la tête, la forçant à avancer devant lui, le regard vers le sol pour la protéger du mieux qu’il pouvait avec son propre corps tout en zigzaguant entre les arbres. Treize n’était pas certain que ce soit la meilleure des idées, il était à peu près sûr d’être la cible principale, et même blessé, Solal semblait étonnamment doué avec un flingue. Une balle lui frôla le bras droit, déchirant son pull et laissant une traînée sanglante derrière elle. Puis Treize entendit Solal hurler, et, stupidement, il eut un moment d’arrêt, se demandant s’il allait s’en sortir ou s’il était très gravement blessé. C’était viscéral, même lui, il ne voulait pas le voir mourir, il se redressa un peu et voulut se tourner, mais n’en eut pas le temps. L’une des dernières balles traversa son épaule gauche et il s’avachit contre un arbre en poussant un cri de douleur.

Le monde tangua comme jamais et tout devint noir un instant. Non, ce n’était pas le moment de s’évanouir. Ses yeux se posèrent sur la chevelure flamboyante de la rouquine qui l’accompagnait, ça lui fit l’effet d’un phare dans l’obscurité, et il rassembla ses forces pour se relever. Son bras gauche ne semblait plus vouloir bouger, une douleur vive le tiraillait du bas de la nuque jusqu’au bout des doigts. Sa main posée sur son épaule sanglante, il haleta.

« T’arrête pas. Va à Hawkins, je te suis. »

Il fit un pas, un autre, ça tanguait toujours, et le sédatif n’aidait pas, mais il n’avait pas le choix, il fallait qu’il continue. S’appuyant sur tous les arbres qui passaient à sa portée, il avança, les yeux rivés sur Five. Il était nettement plus lent, mais ne s’arrêtait que très rarement pour reprendre un peu son souffle et ses esprits. Son espoir maintenant, c’était de quitter ses bois et de rentrer chez Alexander. S’il pouvait soigner les animaux, peut-être pourrait-il faire quelque chose pour lui. Une fois un peu loin des lieux de l’accident, il souffla difficilement.

« Tu es blessée ? » Five ne semblait pas avoir été touchée, mais il voulait en être sûr. « J’ai un ami, il va m’aider. »

Pâle comme un linge, il tenta de la rassurer avec un mince sourire, mais parvint tout juste à faire une grimace douloureuse.
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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Sam 27 Jan - 19:52


Darkness is faster than light


Autumn soutenait autant que possible son frère. Hors de question de l'abandonner. Elle n'était quand même pas venue le sauver pour le laisser derrière ! Ça non ! Surtout pas avec cet homme. Elle connaissait ses méthodes. La violence dont il pouvait faire preuve avec les sujets d'expérience. Celui qu'elle haïssait le plus parmi tous les méchants. Elle l'encouragea maladroitement, s'excusant aussi de l'avoir blessé en provoquant l'accident. Autumn était un peu fatiguée, mais elle continuait. Et elle réutiliserait ses pouvoirs si besoin, il n'y a aucun doute.

Un bruit étrange fit sursauter les deux cobayes. Un bruit sourd, violent. Five se retourna en fronçant les sourcils, cherchant l'origine de ce bruit inconnu encore pour elle. Un projectile traversa la manche de son pull, ouvrant son bras, avant de se loger dans un arbre. Une douleur soudaine parcourut le bras de la rouquine, mais avant qu'elle ait pu réagir, Treize l'attrapa par la tête en la faisant avancer. La jeune fille essaya de protester ; elle refusait que son frère joue le rôle de bouclier pour elle ! Elle était terrifiée. Elle voulait être courageuse, elle voulait aider et sauver les gens, sûrement comme tous les enfants... Mais elle se rendait compte que cela pouvait être terrifiant. Autumn ne pouvait que se laisser pousser par Treize, trop embrouillée et effrayée, comme un petit animal, par toutes ces détonations, ces bruits violents qui n'étaient que danger. Solal hurla, décrochant un nouveau sursaut de la rouquine. Treize s'arrêta et commença à se retourner, dans le dos de la gamine. Un autre hurlement fit sursauter d'horreur : son frère avait été blessé. Les mains de ce dernier lâchèrent Five qui fit volte-face pour s'agenouiller auprès de Treize. Paniquée, elle prit doucement la main de son frère, les larmes aux yeux. Il saignait. Il avait plein de sang sur lui. Et même si elle avait l'habitude de voir du sang à cause de ses pouvoirs, en voir en une telle quantité fit vaciller la rousse. Treize se releva avec peine, lui demandant de partir devant.

"Treize... Je..."

Au lieu de partir comme lui demandait son frère, Autumn se retourna vers Solal. Il était encore loin, mais elle pouvait le voir. Le regard rempli de larmes, la rouquine leva la main. Des branches et des cailloux par dizaine se mirent à léviter. Un geste simple de la main et tous les projectiles foncèrent vers Solal. Trop terrifiée, trop embrouillée pour viser correctement cependant. Mais cela le ralentirait. Five ne laisserait JAMAIS un de ses frères ou une de ses soeurs derrière elle. Elle aida Treize à avancer autant qu'elle le pouvait.

Finalement, ils s'arrêtèrent pour faire une pause, une fois assez loin. Elle leva les yeux à la question de son ami. Blessée ? Son regard glissa sur son bras gauche, dont la manche avait une longue trainée de sang. Elle releva sa manche. Si, elle était blessée. Ce n'était pas très grave, mais il y avait quand même une petite hémorragie. Son bras était plein de sang, mais au final, la plaie était petite, pas vraiment profonde. Alors que la petite fixait son bras, elle releva la tête lorsque son frère parla à nouveau. Un ami ? Alors, il avait aussi quelqu'un qui l'aidait ? Cela rassurait la rouquine... Bien plus que le semblant de sourire que Treize essayait de faire. Baissant sa manche sur son bras, elle répondit :

"Je peux peut-être aider aller jusqu'à chez ami ?"

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MessageSujet: Re: Darkness is faster than light   Dim 28 Jan - 19:44


Treize était déjà blême, mais il le devint encore plus en voyant le bras ensanglanté de Five. Elle avait été touchée, et c’était entièrement de sa faute. Il s’en voulut comme jamais, heureusement, la blessure n’avait pas l’air trop grave, mais elle saignait beaucoup. Il fallait que la petite consulte un docteur elle aussi, pour éviter tout risque de complications. Il ne se pardonnerait pas de la laisser partir comme ça, avec le risque qu’elle fasse un malaise si elle perdait trop de sang, ou bien que la blessure s’infecte.

« Je peux peut-être aider aller jusqu’à chez ami ? »

Treize hocha faiblement la tête.

« On y va tous les deux. »

Restait à espérer qu’Alexander soit capable de les soigner, ce n’était pas sûr à cent pourcents, après tout, son domaine d’expertise était les animaux, mais il fallait que ça marche. Sinon ils allaient être vraiment dans le pétrin. Le jeune homme essaya de réfléchir un peu, et finit par soulever son pull pour arracher une bande de tissu de son t-shirt, avant de s’approcher de Five. Ce fut un peu laborieux avec un seul bras, mais il réussit à attacher ce bandage de fortune sur le bras de la petite. Ça aurait été ballot de laisser une traînée de sang guider la CIA droit sur la maison du vétérinaire, et puis il fallait bien stopper le saignement un minimum pour que la petite ne se sente pas mal. Lui ne perdait pas trop de sang, mais une intense douleur irradiait de sa nuque jusqu’au bout de ses doigts, côté gauche. Une fois satisfait, Treize reprit la route, s’appuyant régulièrement sur les arbre pour s’aider un peu. Le reste du trajet se fit plutôt en silence. Le jeune homme était un peu trop secoué et choqué pour trouver de quoi discuter. La seule chose qui le préoccupait vraiment était de ne pas laisser de traces derrière eux.

Après avoir bien marché à travers bois, le duo se retrouva en ville, où leur aspect piteux faisait se retourner les passants. Treize soupira, il n’avait pas pensé à ça, du coup, dès qu’il vit une rue un peu plus sombre et vide, il entraîna Autumn à sa suite. Le chemin fut un peu plus long du coup, ils firent quelques détours, évitant au maximum les gens, et finalement le cabinet vétérinaire apparu devant eux. Le problème, c’est qu’il était encore ouvert à cette heure, voyant des personnes dans la salle d’attente, Treize décida de passer par la porte de derrière. Il prit Five par la main pour la rassurer un peu avant d’entrer.

« Alex ? »

Avant que le vétérinaire n’arrive, il se tourna vers l’adolescente sans la lâcher. L’air sérieux malgré la fatigue et la douleur.

« J’aimerais que tu restes ici mais c’est trop dangereux. Les méchants vont peut-être réussir à nous suivre, et deux personnes comme nous au même endroit, c’est trop visible. Tu comprends ? Tu vas devoir te cacher, mais demain on se retrouve dans le void. Tu sais, l’endroit noir. On trouvera où tu peux aller, ne retourne surtout pas là où on était. »

Pour l’instant, il n’avait pas d’idées sur l’endroit où la jeune fille pourrait aller se planquer. Tout ce qu’il savait, c’est qu’elle ne pouvait pas retourner du côté où avait eu lieu l’accident. Ce serait beaucoup trop risqué pour elle, alors si sa cachette était par là-bas, c’était fini maintenant. Le void lui permettra aussi de s’assurer qu’elle allait bien, et de trouver un plan pour la suite.

FIN
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