AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
News du forum

► Venez découvrir la news n°06 en cliquant ici.

► Le FBI débarque sur le forum ! Pour en savoir plus, venez lire l'annexe FBI et dossiers secrets.

À savoir

► Nous sommes actuellement en septembre 1985.

► Les lieux de la ville ont été réorganisés pour faciliter le jeu.



 

Pour les dates de rp, nous suivons la chronologie IRL, excepté le fait que tout se passe en 1985.
Cependant, merci de respecter la chronologie du forum pour les événements importants.

On a besoin de membres de la CIA ou du laboratoire
pour équilibrer nos groupes sur le forum

Partagez | 
 

 Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invitéavatar

Invité




MessageSujet: Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]   Ven 9 Mar - 20:52






formulaire d'intro


Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : Mercredi 16 janvier 1985.
Matin, après-midi, soir : Matin
Météo (approximative) : Froid, ciel gris, journée de mauvais temps.
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Statut du rp : [x] en cours [] terminé
Le maître du jeu peut débarquer à l'improviste : [x] oui [] non
Commentaire : RP avec Alexander Woods.




Cela faisait maintenant plus de trois mois que Mackenzie s'était installée à Hawkins. Elle commençait à se faire à sa nouvelle vie ici – il faut dire qu'elle n'avait plus d'attache dans son ancienne ville, ce qui aidait beaucoup – . Elle avait élu domicile dans un petit appartement en périphérie, le prix des logements en centre-ville étant bien trop élevé. Elle n'avait pas encore le permis de conduire, n'en ayant pas fait une priorité, mais elle disposait de ses jambes et d'un vélo. Ainsi, faire de longues distances ne l'effrayait pas. Le temps pluvieux ou neigeux s'avérait plus désagréable, mais si nécessaire, elle pouvait prendre le bus qui desservait une rue à cinq minutes à pied de chez elle.
Elle avait eu de la chance de trouver un logement aussi rapidement et surtout que le propriétaire ne se soit pas rétracté à l'annonce de son chômage. Elle lui avait assuré que ce n'était que transitoire et que dès le lendemain elle chercherait un travail. Il se contenta de sa parole et il remarqua très vite qu'elle ne lui avait pas menti puisqu'elle en avait dégoté un peu de temps après. Là encore, elle avait vraiment de la chance, ce qui n'était pas plus mal compte tenu de la malchance qui s'était immiscée dans sa vie avec les découvertes à propos de son passé. Ou plutôt de celui qu'elle aurait dû avoir. Le job en question était en adéquation avec sa passion : les animaux. En outre, son patron était un homme gentil et bienveillant, qui avait accepté de l'embaucher sans même qu'elle n'ait de diplôme. Avait-il eu pitié de sa situation ? Elle ne l'espérait pas. Pas en ce terme en tout cas, parlons plutôt de compassion. Elle n'avait pas évoqué la mort de ses « parents » pour optimiser ses chances d'avoir ce travail. Elle n'avait même pas prévu d'en parler, mais à la question « pourquoi êtes-vous venue ici seule, soudainement ? », elle avait préféré être honnête dès le départ. De toute manière, dire que ses parents étaient morts n'indiquait rien de plus à propos de sa vie qu'elle estimait mensongère, malgré elle. Elle n'avait d'ailleurs pas vraiment pris le temps de se lancer à la recherche de son passé et de celui de ses deux familles depuis son installation. Disons plutôt qu'elle souhaitait au préalable s'acclimater à Hawkins, régler les derniers détails d'une « vie parfaite » en apparence, pour éloigner d'elle tout soupçon. En même temps, qui pourrait douter d'une jeune demoiselle n'ayant même pas 20 ans, un peu gaga avec les animaux et qui n'a fait preuve d'aucune action suspecte ? Personne. Pourtant ceux sont bien ceux-là, ceux donnant l'impression d'une vie comblée, d'une famille aimante, qui peuvent être les pires. En témoignent régulièrement les journaux d'informations. « Je n'en croyais pas mes yeux ! C'était un voisin tellement serviable et généreux ! », « il s'agit forcément d'une entourloupe, il n'a pas pu faire une chose pareille ! ». Est-ce ces fameux tricheurs qui sont doués, ou les humains qui sont trop niais, qui n'observent pas assez pour supposer qu'un psychopathe puisse vivre à côté d'eux ? Un peu des deux, sans doute. Mais restez naïfs, car à contrario, soupçonner tout le monde mène à la paranoïa. Et à ce moment là, le psychopathe pourrait très bien être vous.

Mackenzie n'entrait évidemment pas dans cette catégorie. Ses recherches étaient même louables. Comment bâtir un futur solide sans connaissance de son passé ? Certains y arrivaient, c'est vrai, mais elle avait besoin de savoir. Énormément de questions fusaient dans son esprit mais aucune réponse ne s'imposait à elle. Comment pouvait-elle tourner la page ? Elle avait encore cherché à décoder la fameuse lettre, mais pour l'instant, aucune de ses tentatives n'avait été un succès. Elle ne baissait cependant pas les bras, comme dit, elle n'en était qu'à ses débuts. Avoir trouvé la source de tout, car oui, elle était persuadée que Hawkins était responsable de son malheur, comme le sixième sens de sa « mère » – celle dénuée de don – était déjà une grande victoire. Les disparitions d'octobre lui avaient tout de même permis de discuter avec des voisins, ou des gens qu'elle croisait, exclamant son inquiétude, cherchant derrière cette excuse des renseignements, mais les gens semblaient ignorants. Ou affolés. Comme si parler de ces disparitions allait leur porter préjudice. Ou bien était-ce parce que Mackenzie était nouvelle. Et on raconte davantage de ragots sur les nouveaux qu'on ne leur en donne en retour. Qu'importe, elle allait persévérer.

Assise à l'accueil de la clinique, Mackenzie regarda par la fenêtre. Il devait être 8h15, les ténèbres de la nuit ne s'étaient pas encore décidées à laisser place aux doux et rares rayons de soleil de cette période de l'année. La journée s'annonçait grisâtre. Elle frissonna, par réflexe. La clinique dans laquelle elle exerçait en tant qu'assistante vétérinaire était bien chauffée, aucun risque de ce côté là. Elle était très bien équipée aussi, avec des instruments et des équipements relativement récents et permettant une prise en charge d'un grand nombre de maladies, de chirurgies et d'examens. La jeune femme avait appris le rôle de chacun sur le tas, bien que certains ne lui étaient pas inconnus. Le vétérinaire lui avait également prêté un livre à propos des maladies animales, une grande majorité y étant recensée. Elle ne l'avait pas encore terminé, mais elle avait déjà bien avancé. Bien entendu, il lui avait conseillé de se renseigner sur les plus fréquentes, car elle ne visait pas le poste de vétérinaire donc il n'était pas utile de toutes les connaître, mais elle ne pouvait s'empêcher de lire chaque page du manuel, même si toutes les informations ne s'ancraient pas dans son cerveau. Il l'avait aussi formée brièvement au secrétariat, c'est-à-dire l'attitude à avoir – ce qui n'était pas le plus compliqué à deviner – et l'organisation des rendez-vous. Elle n'exerçait pas depuis très longtemps, pourtant elle avait l'impression d'être à ce poste depuis des années, même si elle n'avait pas encore mémorisé l'emplacement de certains instruments ou médicaments, rarement utilisés. Elle commençait à connaître quelques personnes de la clientèle qui avaient dû revenir pour des contrôles ou pour une persistance du problème de leur animal.

Elle jeta un coup d’œil au carnet de rendez-vous. La journée s'annonçait chargée. Il y avait des consultations jusqu'à 10h15, dont un chat qui devait passer une échographie car le vétérinaire lui soupçonnait une tumeur, avant d'enchaîner avec les chirurgies. Deux étaient prévues en fin de matinée ; une castration d'un chat et une amputation d'une patte d'un chien qui, suite à une infection prise en charge trop tardivement, a commencé à nécroser. La demoiselle fronça les sourcils. Ce genre de personne l'agaçait. Si les propriétaires s'étaient manifestés avant, la patte de l'animal aurait pu être sauvée. Elle soupira, déjà exaspérée en imaginant leur venue.

Le vétérinaire n'allait pas tarder à arriver, pour prendre la première consultation de 8h30. Il s'agissait d'un chien de race Golden Retriever auquel il fallait retirer des fils suite à une opération de retrait d'une grosseur anormale à l'antérieur gauche. Après analyse, il s'était avéré que l'espèce de nodule n'était pas cancéreux, fort heureusement. Mackenzie était chargée d'ouvrir la clinique la plupart du temps, de préparer le bureau de consultation, de passer éventuellement le balai – le ménage complet de la clinique ne s'effectuait pas à l'ouverture –, et de vérifier l'état de santé des animaux hospitalisés. Aujourd'hui, elle n'avait pas eu besoin de le faire puisque aucun n'avait eu besoin d'être gardé à la clinique.
Elle se leva de la chaise et ouvrit différents tiroirs pour en sortir les dossiers des patients à venir pour la matinée. Elle les rangea par ordre d'arrivée, afin que le vétérinaire puisse s'emparer de chacun d'eux le moment venu. À peine eut-elle terminé qu'un appel retentit. Elle décrocha le téléphone.

« Clinique vétérinaire de Hawkins, bonjour. » dit-elle d'un ton serein. « […] Oui. [...] D'accord. Attendez je regarde les disponibilités. […] Hum... Pour aujourd'hui, cette après-midi, 17h45 ça vous va ? […] Très bien, je note ça ! Merci, bonne journée à vous, à tout à l'heure […] Au revoir. »

Une femme avait pris rendez-vous pour son chien qui avait un problème au niveau de l'œil. Mackenzie nota le rendez-vous à l'heure convenue sur son agenda. Tout était prêt. Il n'y avait plus qu'à attendre le patron et le premier patient.
Revenir en haut Aller en bas

Invitéavatar

Invité




MessageSujet: Re: Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]   Jeu 22 Mar - 19:30


Alexander et Mackenzie
Une attaque étrange...


Le jour se levait doucement sur la petite ville, peu à peu les habitants quittaient donc leurs lits douillets et s’installaient devant souvent un bon café bien noir, bien fort pour chasser le plus vite et efficacement la torpeur d’un sommeil qu’ils jugeaient trop court.
Alexander n’était pas une exception à ce petit rituel matinal. Après une bonne douche, les cheveux encore un peu humides, il savourait son café bien fort, et grignotait un toast grillé et légèrement beurré.
Lui aussi avait peu dormi, mais ça c’était quasi une habitude en fait… Son métier et son implication professionnelle ne lui permettant pas de compter les heures. Tant qu’un animal avait besoin de lui, il était là. Même si c’était une urgence en pleine nuit.
Il n’avait par chance pas eu d’appel pendant la nuit, il avait pu dormir un peu plus, et tant mieux cas sa matinée serait certainement bien chargée.

Quand son petit déjeuner fut avalé, Snow son chien blanc s’agita impatient de quitter l’appart et faire un petit tour en bas. Alex prit ses clefs pour la clinique juste en bas, et siffla son chien qui sautillait à ses côtés. Dès qu’il ouvrit la porte, Snow détalla, dévala l’escalier extérieur et fit son tour dans la cour pour lever la patte un peu partout. Alex demeura un moment avec lui, du fait qu’il n’y avait pas de pensionnaire en convalescence à la clinique, il pouvait s’octroyer un petit moment de récréation avec son chien. Ce dernier après avoir satisfait ses besoins naturels, courut vers lui avec sa vieille balle de baseball dans la gueule. Le jeune véto lui pris et s’amusa à l’envoyer à l’autre bout de la cour, faisant courir le beau chien blanc. Après quelques lancé, il était quand même temps pour lui d’entrer dans la clinique.

Son chien avec la balle dans la gueule sur les talons, il entra enfin par la porte arrière, passa par la salle de repos pour enfiler sa blouse de véto, et donna son petit déj à son chien, il avait sa gamelle dans cette salle. Alors qu’il versait les croquettes dans la grande écuelle sous le regard gourmand de son fidèle toutou, il entendit la voix de son assistante du côté de l’accueil. Déjà un premier rendez-vous ? Voilà la preuve que la journée allait être bien chargée. Il déposa ensuite l’écuelle, caressa la tête soyeuse du chien affamé, se lava les mains et fit couler du café, remplissant deux grands mugs et l’agrémentant selon les gouts de chacun. Apportant ainsi du carburant pour la matinée, il débarqua enfin au niveau de l’accueil pour saluer son assistante tout aussi très matinale que lui.
Il lui présenta la chope pour elle, avec un petit sourire engageant :

Bonjour Miss Clark ! Alors ? comment s’annonce cette matinée ? Dites-moi tout ! Lâcha-t-il avec un léger sourire, glissant sa main libre dans une des grandes poches de sa blouse bleu pastel et soufflant doucement sur sa boisson noire bien chaude avant d’en prendre une gorgée.

Miss Clark était seulement depuis 3 mois environ avec lui, mais elle avait su très vite prendre ses marques et s’imposer dans la clinique. Une vraie perle est très douée avec les animaux et ça pourtant sans avoir eu au préalable beaucoup d’expérience dans le domaine. Mais quand il avait passé l’entrevue avec elle, Snow avait manifesté quelques choses de pas banal vis-à-vis de la jeune femme. Tout de suite pot de colle, semblant même ne pas vouloir la voir partir. Son fidèle compagnon à poil, ne se montrait pas forcément aussi attachant avec tout le monde, il avait le don de repérer les personnes de confiance. Oui c’est grâce à l’intuition de Snow que la jeune Mackenzie avait pu décrocher ce job et franchement, Alex n’avait pas de motif à se plaindre.
Tout en sirotant son cawa, il écouta le planning que lui donnait sa jeune assistante, un carnet de rendez-vous déjà conséquent et qui pouvait s’étoffer davantage au fur et à mesure de la journée. Snow après avoir fini de manger, débarqua alors à son tour dans la pièce pour faire la fête à la jeune femme et puis il se glissa derrière le comptoir de l’accueil pour dormir dans son grand panier, c’était sa place et il aimait se mettre là, habitué de rester parfaitement tranquille dans son coin sans aller enquiquiner les animaux qui viendraient peu à peu s’installer dans la salle d’attente avec leurs maîtres.






Revenir en haut Aller en bas

Invitéavatar

Invité




MessageSujet: Re: Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]   Dim 29 Avr - 13:10


Le silence de la clinique fut soudainement perturbé par le bruit de l'inox cognant une autre surface. Mackenzie sourit ; Snow, le Berger Blanc Suisse du vétérinaire, était en train de manger goulûment son repas. Ce son caractéristique indiquait à l'assistante que son patron était dans les parages. Au bout de deux minutes, il arriva effectivement au niveau de l'accueil, sans son fidèle compagnon qui devait s'obstiner à lécher sa gamelle pour ne pas perdre une particule de croquette. Il tendit une tasse de café à la demoiselle qui s'empressa de la saisir.

« Bonjour Miss Clark ! Alors ? Comment s'annonce cette matinée ? Dites-moi tout ! » lui demanda-t-il, le visage souriant, l'air assez en forme.

Il était plutôt du genre dynamique, mais Mackenzie pouvait presque affirmer qu'il n'avait pas eu d'urgence cette nuit. Elle n'était pas toujours au courant d'ailleurs, il y avait des urgences qu'il pouvait gérer sans nécessité l'aide de son assistante.

« Bonjour monsieur Woods ! Merci beaucoup » répondit-elle en levant légèrement sa tasse et en lui rendant son sourire. « Elle s'annonce chargée ! Les rendez-vous vont s'enchaîner jusqu'à l'heure des chirurgies. À 10h30 il y a la castration du chat de monsieur Davis, puis l'amputation de Zéphyr comme vous l'aviez convenu avec ses maîtres. D'ailleurs madame Hogan vient de téléphoner, son Shih Tzu aurait un souci au niveau de l’œil. Elle viendra pour 17h45, les créneaux de début d'après-midi étant déjà tous réservés. »

À peine finit-elle sa phrase qu'une grande de boule de poils débarqua à son tour à l'accueil, remuant la queue avec vivacité. La jeune femme posa délicatement son mug sur le bureau, un large sourire dessiné sur son visage.

« Hey bonjour Snow ! Comment vas-tu ptit bonhomme ? »

Elle caressa l'animal et passa ses mains au niveau de son cou. Il adorait se faire gratter à cet endroit. Lui aussi avait été présent lors de son entretien. Il s'était d'ailleurs très vite collé à elle. Bien entendu, elle n'avait nullement utilisé son don pour cela. Il n'y avait aucun intérêt à le faire et lorsqu'elle en faisait usage, il y avait toujours une raison, normalement le bien-être de l'animal. Face à l'attitude du Berger Blanc Suisse, elle s'était contentée de quelques caresses rapides, non pas par désintérêt, bien au contraire, mais elle devait se montrer le plus professionnelle possible. Ainsi, elle ne pouvait pas se lever de sa chaise, inciter le chien à faire la fête et le câliner sans avoir l'air d'une personne n'ayant pas le sérieux pour faire ce métier. Néanmoins elle avait imaginé le scénario contraire ; et si la présence de ce chien était un test ? Peut-être le vétérinaire voulait-il voir si la personne présente en face de lui avait une réelle passion pour les animaux ? Alors à la fin de l'entrevue, elle s'était permise de passer sa main dans le pelage du chien avec plus d'entrain, allant jusqu'à lui gratter le ventre après qu'il se soit mis sur le dos. Il n'avait ensuite pas eu l'air de vouloir la laisser partir. Elle non plus n'avait pas envie de le quitter, surtout qu'elle n'était pas sûre de le revoir. En un sens, sans qu'elle le ne sache, cela avait été un test pour elle, puisque la réaction du canidé avait poussé son propriétaire à l'embaucher.
Le chien blanc se coucha dans son grand panier situé derrière le comptoir de l'accueil. Il pouvait ainsi tenir compagnie à Mackenzie et observer les entrées et sorties de la clinique, tout en restant sagement couché à sa place. C'était plutôt certains patients canins qui cherchaient à l'embêter ou à faire sa connaissance, lorsqu'ils ne s'obstinaient pas à tirer sur leur laisse en direction de la porte pour quitter cet endroit qui les terrifiait. La demoiselle sourit à cette idée, même si elle ne pouvait que partager l'angoisse des animaux – elle n'aimait pas se rendre chez le médecin non plus ! – .

« Bolt, le Golden auquel il faut retirer les fils, ne devrait plus trop tarder à prés... » commença-t-elle.

À ce moment là, une femme paniquée pénétra à l'intérieur de la clinique, ayant presque défoncé la porte et faisant sursauter Mackenzie et Snow.

« AU SECOURS ! AIDEZ-MOI ! » cria-t-elle, la voix étranglée, comme si le Diable en personne était à ses trousses.

Elle devait avoir une quarantaine d'années. Elle respirait avec difficulté, visiblement essoufflée. L'assistante vétérinaire remarqua qu'elle tenait un chien de taille moyenne dans ses bras, un croisé visiblement, au pelage noir et... Rouge ? La veste de la femme était tachée de sang. Le liquide écarlate s'écoulait en mince filet et se répandait sur le sol. Le chien ne semblait pas réagir. La couleur de son pelage n'aidait pas à y voir clair, de là où se tenait la demoiselle.

« Je l'ai sorti dans mon jardin, je l'ai entendu et quand je me suis précipitée pour le voir... » poursuivit la nouvelle venue, ne parvenant pas à se calmer et éclatant en sanglots.

Mackenzie ne parvint pas à émettre le moindre son, prise au dépourvu par cette urgence inattendue. Compte tenu de la situation et vu qu'il était présent à ses côtés, c'était plutôt au vétérinaire de s'adresser en premier lieu à la femme de toute manière. L'avenir de ce pauvre chien semblait plus qu'incertain, malgré les compétences reconnues de monsieur Woods. Dire que la journée s'annonçait chargée n'était même plus suffisant à ce stade là...
Revenir en haut Aller en bas

Invitéavatar

Invité




MessageSujet: Re: Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]   Dim 3 Juin - 20:16


Alexander et Mackenzie
 Une attaque étrange...


La matinée commençait avec le même rituel quand il n’y avait pas une urgence pour en perturber le cours.
Snow se régalait de son petit déjeuner, pendant qu’Alex prenait une bonne tasse de café, préparant une aussi pour son assistante avant de prendre connaissance des premiers rendez-vous prévus… Il se doutait que d’autres se grefferaient par la suite au fur et à mesure de la journée. Il ne regrettait pas de l’avoir engagé, elle était professionnelle, efficace et surtout avait un super feeling avec les animaux, ce qui était d’autant plus important.
Débarquant avec les deux mugs, en laissant un dans les mains de son assistante, il la salua et prit ainsi connaissance de son planning qui était déjà assez chargé :

« Bonjour monsieur Woods ! Merci beaucoup . Elle s'annonce chargée ! Les rendez-vous vont s'enchaîner jusqu'à l'heure des chirurgies. À 10h30 il y a la castration du chat de monsieur Davis, puis l'amputation de Zéphyr comme vous l'aviez convenu avec ses maîtres. D'ailleurs madame Hogan vient de téléphoner, son Shih Tzu aurait un souci au niveau de l’œil. Elle viendra pour 17h45, les créneaux de début d'après-midi étant déjà tous réservés. »

Écoutant son programme, sa main libre glissée dans la poche de sa blouse et l’autre portant son mug bien chaud à ses lèvres, il confirmait d’un hochement de tête systématique. Oui la castration de Mister Bobo le chat de David, comme ce pauvre Zéphyr qui s’était gravement blessé dans un piège à Loup. Mais cette amputation était primordiale pour sauver ce pauvre toutou d’une infection qui risquait de s’étendre et devenir général, autant dire la mort en finalité pour ce pauvre chien.
Il souffla sur son café en haussant un sourcil à l’évocation du problème de l’œil pour le chien de miss Hogan. Une gentille dame, mais qui amenait régulièrement le brave toutou pour pas grand-chose. Après cette femme vivait seule et son chien était comme ses enfants, donc il entendait bien qu’elle avait besoin de se rassurer que ce dernier soit en pleine forme.

Bon Bah effectivement voilà une journée bien remplie où devrais-je dire ordinaire. Plaisanta-t-il.

Snow après s’être bien goinfré de croquette, débarqua pour à son tour saluer la jeune femme. Ses deux-là s’adoraient, c’est d’ailleurs un peu beaucoup grâce à son fidèle chien blanc qu’Alexander l’avait choisi. Snow avait le flairé pour repérer l’ami des animaux.


« Hey bonjour Snow ! Comment vas-tu ptit bonhomme ? »

Puis après sa séance câline, l’animal se réfugia à sa place pour ne pas perturber les rendez-vous qui ne tarderaient pas à affluer dans le cabinet. Hop il se coucha dans son grand panier, caché derrière le comptoir. Depuis tout chiot il était habitué à se poster ici et surtout de ne pas réagir aux autres animaux venant relativement stresser dans l’établissement.
Alexander termina son mug de café relativement rapidement en consultant la montre, Mackenzie confirma qu’il était temps de se mettre au travail :

« Bolt, le Golden auquel il faut retirer les fils, ne devrait plus trop tarder à prés... »

Le jeune véto posa sa chope sur le comptoir, prévoyant de la nettoyer plus tard. Il saisit à peine la liste des rendez-vous que… Une femme entra brusquement dans la clinique, faisant sursauter le véto et son assistante :

« AU SECOURS ! AIDEZ-MOI ! Je l'ai sorti dans mon jardin, je l'ai entendu et quand je me suis précipitée pour le voir... »

Haleta cette pauvre femme tenant dans ses bras son animal de compagnie. Un chien au pelage sombre mais humide et poisseux de sang. Alex et Mackenzie demeurèrent hébétés que l’espace de quelques secondes seulement car très vite l’urgence leur sauta aux yeux et ils furent ensuite très réactifs.

Venez, on va le coucher sur la table. Il guida aussitôt la jeune femme à entrer dans sa salle de consultation. Il l’invita à allonger le chien blessé sur la grande table en inox. Pendant que la pauvre maîtresse s’exécuta, il enfila des gants en latex et se pencha ensuite sur l’animal pour examiner son état.

Comment il s’appelle ? Quel âge il a ? Questionna-t-il en examinant ses plaies tout en fronçant doucement les sourcils.

Puis jetant un regard à son assistante, il lui fit signe de venir et de l’aider.
Mademoiselle Clark apportez le nécessaire pour la désinfection des plaies. Vous allez m’aider à raser ses poils et faut laver à grand désinfectant ses entailles. Il manipula délicatement une patte pour montrer une horrible plaie.
Puis il examina ses pupilles, ses muqueuses, palpa un peu autour de sa mâchoire, l'expression soucieuse et concentrée.

Je pense que des injections d’antibiotique seront nécessaires. Ce qui l’interpelait c'était la forme de ses entailles.
Après avoir tout le matériel nécessaire, il commença à raser les poils sous l’aide de la maîtresse et de l’assistante. Puis à désinfecter, il chargea de la suite à Mackenzie tout en préparant l’injection expresse d’un bon cocktail d’antibio et d’antidouleur. Tout en préparant la seringue, il glissa un regard à la propriétaire du chien.

Il nous faudra recoudre plusieurs entailles, elles sont très profondes et surtout éviter l’infection. Je pense que je vais le garder à la clinique en surveillance, au moins pendant 3 à 5 jours. Expliqua-t-il ce qui ne pouvait qu’aider la maîtresse à se sentir un peu plus rassurer.

Savoir qu’il veillerait au bon rétablissement de son chien, ferait un peu partir son stress et son inquiétude.
Il avait encore pas mal des questions à lui poser, surtout à cause de la forme de ses blessures, mais l’urgence était de stabiliser l’état de l’animal.
Il désinfecta la zone à piquer, pinça la peau entre ses doigts et enfonça l’aiguille pour injecter doucement le produit. Il retira la seringue, désinfecta à nouveau et prépara maintenant le nécessaire pour recoudre les plaies généreusement nettoyées par son assistante.

Je vais maintenant un peu le sonner, pour qu’il ne souffre pas, mais continuez à lui parler et le caresser, cela ne peut être que bénéfique pour lui. Conseilla-t-il en injectant cette fois quelques doses de tranquillisant pour une légère anesthésie.

Quand l’animal commença à faire « dodo », il s’occupa donc de recoudre avec soin les bords des plaies, toujours efficacement et brillamment aidé par son assistante.
Au final en une 20 aine de minutes, le cas de ce pauvre toutou fut terminé. Pendant que Mackenzie l’emmena dans la salle de soins et de quarantaine des cas les plus importants, Alex se nettoya bien les mains avec du savon désinfectant et proposa aussi à la maîtresse de faire un brin de toilette au niveau de ses bras et mains.
Profitant d’un climat plus calme, il se renseigna un peu sur ce qu’elle avait pu voir dans son jardin.

Avez-vous pu voir l’animal qui a attaqué votre chien ? S’enquit-il en essuyant ses doigts dans une sorte de compresse individuelle prévue à cet usage.





Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]   


Revenir en haut Aller en bas
 

Une attaque étrange... [Clinique vétérinaire]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
STRANGER THINGS :: HAWKINS :: CENTRE VILLE-